L’Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA) revient à la charge. Avec sa campagne Objectif contrebande 10% - 2010, l’ACDA demandait il y a plus d’un mois la participation du gouvernement afin de réduire à 10% le pourcentage de cigarettes de contrebande en circulation au Québec d’ici la fin de l’année.
Aujourd’hui, les propriétaires de dépanneurs accentuent les moyens de pression auprès des députés qui refusent de s’engager dans cette lutte pour mettre un frein à la contrebande de cigarettes.
«Vous ne verrez jamais un propriétaire de dépanneur vendre des cigarettes dans les écoles secondaires. Le crime organisé le fait et les gouvernements provincial et fédéral ferment les yeux. Non seulement leur inertie contribue à la création d’une nouvelle génération de fumeurs mais aussi, entraîne une perte annuelle en rentrées de taxes avoisinant les 300M$ annuellement, et ce, seulement au niveau provincial (…)», indique Claude Cormier, porte-parole de l’ACDA-AQDA.
Bien que les députés Jean-Yves Laforest (Saint-Maurice – Champlain), Paule Brunelle (Trois-Rivières), Louis Plamondon (Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour) et Jean-Martin Aussant (Nicolet-Yamaska) se soient engagés par écrit, l’ACDA-AQDA attend toujours l’appui des députés provinciaux Julie Boulet (Laviolette), Danielle St-Amant (Trois-Rivières), Jean-Paul Diamond (Maskinongé) et Noëlla Champagne (Champlain).
«Ces députés peuvent faire beaucoup localement pour mobiliser leur communauté, mais encore faut-il qu’ils se mobilisent eux-mêmes», souligne M. Cormier.
Les propriétaires de dépanneurs espèrent se faire entendre encore plus auprès des députés. Avec la pétition qui circulera dans le comté de Laviolette tout le mois de juillet, ils souhaitent que les élus s’engagent et signent le document.
«(…) Santé Canada reconnaît que nous, propriétaires de dépanneurs, sommes socialement responsables. Nous veillons à ne pas vendre de tabac aux mineurs, toutefois, la contrebande de tabac réduit nos efforts à néant. Le tabac de contrebande en Mauricie, c’est près de 50% du marché. Facile d’imaginer nos pertes. Assez c’est assez!», termine Claude Cormier.
