Bien que d’apparence décorative et inoffensive, il faut se méfier de la berce du Caucase. En effet, elle représente un risque important de brûlures à la peau, entraînant rougeurs, cloques, taches brunes et sensibilités au soleil pendant plusieurs mois.
C’est en plein cœur du village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, près de la Meunerie La Pérade, que la première colonie de berces du Caucase a été localisée. La Direction de santé publique de l’Agence de santé et de services sociaux Mauricie/Centre-du-Québec a tenu ce matin un point de presse afin d’informer les citoyens et les municipalités des dangers liés à cette plante.
Rosalie Lefebvre, conseillère en santé et environnement, a expliqué que la sève de la berce du Caucase réagit lorsqu’elle est exposée à la lumière (phototoxique). En fait, lorsqu’elle est manipulée, il y a risque d’entrer en contact avec la sève. Cette dernière contient des toxines qui réagissent fortement à la lumière causant ainsi les brûlures à la peau.
La berce du Caucase représente un risque important de brûlures à la peau, entraînant rougeurs, cloques, taches brunes et sensibilités au soleil pendant plusieurs mois -
«Si jamais une personne entre en contact avec la plante, il faut immédiatement éliminer la sève, sans frotter, en utilisant du papier absorbant. Lavez ensuite avec un savon doux et rincer abondamment. Aussi, portez des vêtements longs pendant quelque temps pour éviter d’exposer à la lumière», recommande Mme Lefebvre. Les brûlures peuvent se déclarer dans les 48 heures suivant la contamination.
Reconnaître la berce du Caucase et l’éliminer
La berce du Caucase est une plante géante qui peut atteindre les cinq mètres de haut. Sa tête est formée de nombreuses petites fleurs blanches, regroupées sous forme d’ombelles. Elle peut parfois être confondue avec une autre plante indigène, la berce laineuse.
Pour l’instant, on a répertorié des colonies de ce végétal dans le sud du Centre-du-Québec, en Outaouais, à Québec et maintenant à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
