Paysagiste de profession, l’incident est survenu à Saint-Séverin, alors qu’elle travaillait sur un aménagement. «La tique m’a piquée au bras. Sur le coup, cela n’a rien fait, mais une dizaine de jours après, des rougeurs ont apparu et m’ont bras a presque doublé tellement il était enflé», raconte Mme Piché.
Au Québec, la maladie de Lyme n’est pas reconnue officiellement. C’est seulement à l’issue de plusieurs tests aux États-Unis et ailleurs qu’on lui a diagnostiqué cette maladie ravageuse. Et comme le traitement à l’extérieur du pays n’est pas couvert par l’assurance-maladie, elle doit débourser des coûts exorbitants, régulièrement.
Au quotidien, elle doit composer avec de nombreux symptômes – semblables à ceux de la sclérose en plaques – et ingérer une quantité impressionnante de médicaments. Les symptômes apparaissent d’ailleurs avec des pics d'intensités différents selon différents cycles.
Bien à l’affût de la situation et de sa gravité par l’association Canlyme (www.canlyme.com), cette paysagiste de Sainte-Thècle s’est vite aperçue qu’elle n’était pas un cas unique. «Je me suis aperçue que je ne suis pas la seule et qu’il y a beaucoup de cas comme moi au Québec, et même en Mauricie», indique Claudette Piché.
Si la population était plus sensibilisée, peut-être que moi et les autres n'aurions pas eu toutes ces complications, causées par une seule piqûre d'insecte combien destructive - Claudette Piché
Comme des centaines d’autres Québécois, Mme Piché doit se rendre aux États-Unis tous les trois mois afin de rencontrer son médecin et se faire soigner.
«Tout le monde est à risque de se faire piquer, les golfeurs, ceux qui travaillent avec les animaux, ceux qui ont des animaux, etc. Ce ne sont pas seulement les paysagistes et les personnes qui vont dans la nature.»
Ce qu’elle souhaite avant tout, c’est de sensibiliser la population aux risques bien présents de contracter la maladie de Lyme.
«La Santé publique et le Collège des médecins ne transmettent pas l’information. Si la population était plus sensibilisée, peut-être que moi et les autres n'aurions pas eu toutes ces complications, causées par une seule piqûre d'insecte combien destructive.»
