C'est ce qu'a demandé le procureur de la couronne, Me Louis-Charles Bal, après que l'homme de 55 ans ait plaidé coupable à de nouvelles accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur une jeune fille de 10 ans. Ces deux chefs englobent toute forme d'agression sexuelle, de l'attouchement à la relation complète.
«Pour le moment, nous ne sommes pas au stade de déposer une requête. Nous avons demandé une évaluation psychologique pour voir s'il y a matière à le faire déclarer délinquant à contrôler ou non», a-t-il nuancé à sa sortie de la salle d'audience.
L'homme barbu avait déjà plaidé coupable aux accusations de nature sexuelle, mais ne reconnaissait pas les circonstances aggravantes.
De retour devant la juge Guylaine Tremblay mercredi matin pour la suite des procédures (où l'on devait entendre le télé-témoignage de sa victime ainsi que l'exposition de la preuve de la couronne), l'homme a finalement reconnu avoir pénétré sa victime à plusieurs reprises.
Lorsqu'invité à quantifié les mots plusieurs reprises, la couronne a répondu cinq ou six fois dans l'automobile de l'accusé et une quantité indéterminée dans un chalet.
Il ne s'agit pas d'une première offense pour Michel Perron qui a été condamné à 12 mois de prison pour des motifs semblables en septembre 1991.
Il reviendra en cour le 4 juillet prochain. C'est à ce moment qu'on saura si la requête pour le faire déclarer délinquant sexuel sera déposée ou non. Il recevra sa sentence par la même occasion.
