Malgré cette effervescence pré-camp d'entrainement, un autre sujet a retenu l'attention dans le monde de la LNH cet été. Ce dernier concerne les contrats de multiples saisons accordés aux joueurs étoiles.
À cet effet, on ne peut pas passer sous silence les pactes ou prolongation de contrat réalisés par Marian Hossa (12 ans, 62,8 M$ avec Chicago), Chris Pronger (7 ans, 35 M$ avec Philadelphie), et Roberto Luongo (12 ans, 64 M$, avec Vancouver).
Même si ces ententes de plusieurs dizaines de millions de dollars paraissent quasi irréelles, elles s'inscrivent dans la nouvelle réalité de la LNH en raison du plafond salarial.
Afin de garder leur équipe compétitive, les directeurs généraux ont dû se montrer ingénieux et trouver des solutions pour garder ou acquérir un joueur vedette sans enfreindre le règlement. Par exemple, en répartissant de façon équitable le contrat d'un joueur sur plusieurs saisons, celui-ci occupe un espace moindre sur la masse salariale. Dans le cas de Roberto Luongo, même s'il empochera 10 millions en 2010-2011, sa présence sur la masse salariale des Canucks ne sera que de 5,33 M$.
Toutefois, on est en droit de se poser la question. Est-ce que ces ententes ne font que reporter le problème à plus tard pour les formations du circuit Bettman? Pour ma part, je pense que oui et qu'en plus, c'est un pari que seules les équipes les plus fortunés peuvent prendre. Un pari que le plafond salarial ne stagne pas d'ici quelques années, car même si le joueur est en fin de carrière il occupera néanmoins une place importante sur la masse salariale. D'autre part, c'est un pari que le joueur ne se blesse pas. Pour appuyer ce propos, on n'a qu'à penser au gardien Rick Dipietro qui avait accepté un contrat d'une durée de 15 ans et d'une valeur de 67,5 M$ en 2006 avec les Islanders de New York. Malheureusement pour eux, Dipietro n'a disputé que cinq parties l'an dernier. Pour les équipes de la LNH, cette valse des millions assortie avec des ententes à long terme n'est peut-être que la pointe de l'iceberg jusqu'à ce que la réalité les frappe en pleine figure.
