La formation new-yorkaise vient tout juste de remporter la 27e Série mondiale de son histoire, et ce, avec brio alors que les Canadiens peinent match après match dans l'espoir de participer aux éliminatoires de fin de saison. Deux glorieuses organisations, deux routes différentes, et au grand dam des partisans du tricolore, deux futurs qui s'en vont dans des chemins diamétralement opposés.
Malgré tous les chambardements qu'a faits le directeur général du Canadien Bob Gainey cet été, la Sainte-Flanelle (quoiqu'il n'y ait plus vraiment quelque chose de saint dans cette équipe) n'est pas l'ombre de ce qu'elle a déjà été.
Pendant la saison morte, tous les joueurs sont unanimes pour dire que c'est un immense honneur pour eux d'évoluer avec une organisation aussi prestigieuse que le Canadien, mais permettez-moi d'en douter! Certes, certains mettent l'effort. Toutefois, dans les moments plus difficiles, le naturel revient rapidement au galop et la fierté, pardonnez-moi l'expression «prend le bord».
En ce moment, personne dans la troupe à Jacques Martin n'a le CH tatoué sur le cœur comme se plaisent à dire les amateurs. Pour les nouveaux venus il est trop tôt et pour les vétérans … bien on peut repasser.
Du côté des Yankees, c'est tout le contraire qui se produit. Après avoir été exclus des séries l'an dernier, la formation du Bronx s'est rassemblée autour de quatre piliers, quatre joueurs pour qui la victoire de l'équipe passe avant les statistiques personnelles, quatre joueurs pour qui évoluer avec les Yankees est le summum de l'accomplissement et surtout, quatre joueurs dédiés totalement au club et à ses partisans.
Ces joueurs, Derek Jeter, Mariano Rivera, Jorge Posada et Andy Pettitte, ont remporté en 2009 un cinquième titre avec le club de la Grosse Pomme et sont les dignes successeurs des Babe Ruth, Lou Gehrig, Joe DiMaggio et Mickey Mantle.
À voir performer ces athlètes d'exception, les joueurs qui se sont greffés à l'équipe new-yorkaise au fil des ans n'ont pas d'autres choix que d'emprunter la même voie que leurs "leaders".
Canadien et Yankees sur un pied d'égalité, plus ça change, moins c'est pareil.
Quelle belle démonstration de talent! Dans le cadre de sa tournée préparatoire en prévision du Championnat mondial de hockey junior, l'équipe nationale de hockey junior de la Suède a disputé un match hors-concours face aux Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) remporté par les visiteurs par la marque de 5 à 4 au terme des tirs de barrage. Pas moins de 18 joueurs suédois faisant partie de la formation ont été repêchés par des clubs de la Ligue Nationale de Hockey (LNH), dont sept en première ronde en 2008 ou 2009. Pourtant, à mon humble avis, un de ceux qui a fait le plus écarquiller les yeux des dépisteurs et des amateurs présents est le jeune Adam Larsson, un défenseur de six pieds et deux pouces. Ce dernier, grâce à ses habiletés grandement au-dessus de la moyenne sera certainement un des premiers joueurs réclamés lors du prochain encan amateur de la LNH. Seule ombre au tableau, malgré la présence de plusieurs futures vedettes du circuit Bettman en sol trifluvien seulement une poignée d'amateurs se sont déplacés au Colisée. Il faut dire que l'Université n'a pas mis les chances de son côté en ne publicisant pas ce match auprès du grand public. Bref, nous sommes encore loin du retour du hockey junior à Trois-Rivières si seulement quelques centaines de personnes viennent voir évoluer les meilleurs de la profession.
