L’an dernier, Roger Lacasse a remporté les honneurs de la Coupe Canada SAQ et la Finale Molson Ex. «J’ai été vraiment chanceux l’an dernier, je suis tombé sur des bons animaux. Je suis sur le bord de ma retraite et d’avoir récolté ces deux performances-là, c’était vraiment extraordinaire», note le cowboy. «La Coupe Canada, c’est une nouvelle compétition. Ça fait seulement trois ans que ça existe mais ça va être là pour plusieurs années, alors j’étais vraiment content de réussir à mettre mon nom sur cette page.» À l’issue de 30 années à parcourir le monde d’un rodéo à l’autre, à chevaucher des animaux déchaînés et à récolter les honneurs un peu partout, il prendra une retraite bien méritée. «Je me dis que je vais prendre ma retraite cette année, après le festival de St-Tite, et j’espère bien le faire, mais c’est vraiment dur de se retirer quand on a une véritable passion», confie Lacasse.
Le goût du risqueAprès autant d’années, Roger Lacasse en a vu de toutes les couleurs. Chanceux mais surtout habile, il n’a jamais subi de trop graves blessures, mis à part quelques os cassés et quelques commotions cérébrales.
«C’est certain que c’est un sport extrême, ce n’est pas facile. Par contre, on développe une passion et on ne peut rien y faire. C’est un sport d’adrénaline», renchérit-il. «On sait qu’on fait un sport dangereux et qu’il y a des risques, mais on sait aussi qu’on ne peut pas aller aux compétitions avec cette mentalité, il faut être positif. Il faut être sûr de soi et se donner à 100%, car défier un animal de 1000 à 1400 libres, c’est tout un challenge!»
Transmettre sa passion du rodéoTous les printemps, au mois de mai, le Festival Western de St-Tite tient une école de rodéo. Depuis plusieurs années, Roger Lacasse y est instructeur, cela lui permet de transmettre son expérience à la jeune relève, qui voudrait suivre ses traces.
«J’essaie de partager ma passion aux jeunes qui nous entoure, car j’ai vraiment eu une belle carrière, et c’est tellement un beau sport d’action et d’adrénaline.»
Quoique connu un peu partout dans le monde du rodéo, ce cowboy de Mirabel considère Saint-Tite comme une place de choix. «J’ai fait des rodéos à travers l’Amérique, souvent devant 50 000 personnes, mais à Saint-Tite, devant 7000 personnes, c’est quelque chose. Quand on parle de spectateurs chaleureux, d’ambiance et de Québécois qui encouragent leur monde, vraiment c’est à Saint-Tite!»
