Mené par Jean Jasmin, le regroupement de citoyens met les bouchées doubles ces jours-ci afin de mobiliser la population afin qu'elle assiste en grand nombre à la soirée d'information tenue par la municipalité de Notre-Dame-de-Montauban et la MRC de Mékinac ce mercredi 10 mars à 19h30 à la salle municipale sur l'avenue des Loisirs.
Chute Libre maintiendra ensuite la pression puisque le projet fera l'objet d'une signature de registre le lendemain, soit le jeudi 11 mars entre 9h et 19h à l'édifice municipal.
Cette ouverture de registre pourrait être capitale pour la suite des choses puisque si 98 citoyens venaient à apposer leur signature, la municipalité serait dans l'obligation de tenir un référendum si elle décide d'aller de l'avant avec le projet. Advenant le cas contraire, le projet pourrait être présenté à Hydro-Québec et plus rien ne pourrait empêcher sa concrétisation si la société d'état venait à l'accepter.
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«C'est inadmissible ce qu'ils font», dénonce le président de Chute Libre en parlant de la municipalité et de la MRC qui ont annoncé aux citoyens, à quelques jours d'avis, la tenue d'une soirée d'information suivie d'une tenue de registre en milieu de semaine. «Quand on sait que 50% des résidents de Notre-Dame-de-Montauban sont des villégiateurs qui sont absents la semaine et qui sont directement visés par le projet parce qu'ils demeurent généralement sur le bord de la rivière, ça en dit long sur le processus démocratique», raconte Jean Jasmin.
Pour expliquer ces courts délais, la municipalité invoque le fait qu'elle doit déposer sa demande à Hydro-Québec avant le mardi 16 mars. Foutaise répond Jean Jasmin qui rétorque que les promoteurs connaissaient depuis l'automne dernier les dates butoirs, mais qu'ils ont préféré agir dans la précipitation, à la dernière minute.
«C'est inadmissible ce qu'ils font» - Jean Jasmin, président de Chute Libre
La population en sait peu sur ce projet estimé à 25 millions$ qui différerait de celui présenté en 2002 et qui s'était soldé par un échec. Cette fois-ci, la micro-centrale d'une puissance de 10 mégawatts serait construite en amont de la chute à 5$, à environ 400 pieds, sur ce qui est communément appelé la Pointe du canotier. Pour Chute Libre, le projet remanié n'est pas plus acceptable que le premier.
Dans un premier temps, Jean Jasmin tentera de convaincre les citoyens de signer le registre, qu'ils soient pour ou contre l'aménagement d'une micro-centrale sur la Batiscan. «Il faut se donner du temps pour discuter du projet et c'est ce que la tenue de registre peut nous permettre. Au bout du compte, on va respecter la décision de la population s'il devait y avoir un référendum et que le OUI devait l'emporter», promet le porte-parole de Chute Libre.




