• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (2)
  •  

Parent revivra

De gauche à droite, Daniel Archambault, vice-président exécutif et chef de l’Exploitation, division des Produits industriels de la société Kruger, Normand Beaudoin, maire de Ville La Tuque, Julie Boulet, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région, Denis Chatillon, président du syndicat et Claude Brochu, président-directeur général des Industries Parent.

De gauche à droite, Daniel Archambault, vice-président exécutif et chef de l’Exploitation, division des Produits industriels de la société Kruger, Normand Beaudoin, maire de Ville La Tuque, Julie Boulet, ministre de l’Emploi et de la...

Pierre-Louis Paquin
Publié le 13 Mai 2011
Publié le 13 Mai 2011
Pierre-Louis Paquin  RSS Feed
L'Écho de La Tuque

C’est une petite communauté fière d’avoir gardé espoir qui a vu débarquer par avions les élus, les dirigeants de Kruger et les représentants syndicaux pour venir annoncer la nouvelle: Parent revivra.

Sujets :
Kruger , Les Industries Perron , Les Industries Parent , Mauricie

Depuis l’automne 2009, les Parentois vivent dans l’attente de voir la scierie rouvrir ses portes. Comme l’ombre d’une fermeture définitive planait de plus en plus fort sur le village, plusieurs sont partis. D’autres, par contre, sont restés et sont satisfaits d’y avoir cru. «On va traverser le temps, cette annonce-là représente la prospérité pour nous. On a toujours gardé l’espoir d’arriver au bout, même si parfois nous avons douté. Quelques-uns sont partis, mais on essaie de les récupérer,» révèle Luc Chatel qui retrouvera son poste au mois de juillet.

Guy Sabourin a été employé pendant 32 ans avant d’être mis à pieds. «Je suis établi ici, je n’avais pas le goût de partir. Je suis fier de ravoir l’usine. On a vécu des jours difficiles, mais aujourd’hui, on est récompensé pour ce qu’on a souffert,» dit-il.

La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale qui plus est ministre responsable de la région, Julie Boulet était tout sourire lorsqu’elle a rencontré la presse pour annoncer les investissements permettant la relance: «Je suis très heureuse; 300 emplois, dont plusieurs dans le Haut-St-Maurice, c’est très important. Pour la communauté de Parent, c’est toute la différence entre la survie d’un village ou ne pas trop savoir vers où on s’en va.»

Elle a par la suite vanté les valeurs des Parentois. «La main-d’œuvre d’ici a une expertise extraordinaire que la compagnie Kruger va maintenir en place, les emplois sont bien rémunérés, ça fait partie de la recette gagnante.»

Les emplois seront bien rémunérés peut-être, mais les ouvriers ont dû accepter une diminution salariale avant de regagner leurs outils.

«On a fait des concessions salariales de l’ordre de 6%. En contrepartie, on s’est assuré que l’usine allait rester ouverte à long terme,» souligne M. Denis Chatillon, président du syndicat.

La situation à Parent change donc totalement, de nouvelles familles sont d’ailleurs appelées à gagner l’endroit qui craignait l’exode encore hier. « J’ai rappelé presque tous les employés un par un et la majorité vont revenir. On va avoir besoin de monde encore. J’encourage les jeunes familles à venir s’installer à Parent,» mentionne M. Chatillon

Regroupement salvateur

Afin de demeurer compétitif dans un marché difficile, la compagnie trifluvienne Les Industries Perron et Kruger (Scierie Parent) devaient trouver une recette inédite pour survivre. C’est finalement l’association des deux entreprises sous une même bannière qui va permettre cette survie. Née officiellement aujourd’hui, l’entité porte le nom Les Industries Parent.

Il aura fallu un an et demi aux têtes dirigeantes pour coller les morceaux, le président-directeur général des Industries Parent, Claude Perron, a bien voulu résumer le processus qui a permis la sauvegarde de 300 emplois: «Quand la crise du bois d’œuvre est arrivée, on a constaté la disparition de la fourniture en approvisionnement pour les deuxièmes transformateurs. C’est là que j’ai décidé que ça serait mieux de s’intégrer avec une transformation primaire. Cela dit, pour être intégré, il ne fallait pas que ça soit trop loin et c’est pour ça que j’ai scruté parmi les usines potentielles en Mauricie, ce qui m’a mené à Parent.»

Les 300 employés seront affectés graduellement à leur nouvelle fonction d’ici la fin du mois de juillet.

Investissement de 21M$ et rappel de 300 travailleurs

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Robert Duchesne
    - 15 Mai 2011 à 09:07:37

    Bravo, mon village natal va revivre...Je suis tellement content pour les Parentois!!! Merci a Julie Boulet d'y avoir cru..

    Commentez

    • Nom de l\'usager
      Janel Casoni
      - 15 Mai 2011 à 23:30:18

      Wow! Quelle bonne nouvelle pour mon village de Parent! Je suis très heureuse pour tous les travailleurs et pour la vitalité qui habitera les Parentois.

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Derniers avis de décès

Voir tous les avis de décès dans L'Hebdo Mékinac Des Chenaux

Trouvez un avis de décès

Trouvez un avis de décès

Publicité