Il s'agit d'un délai plus long que ce que la porte-parole de la multinationale évoquait le 31 décembre. Ce jour-là, Claudine Gagnon parlait d'une période de quelques heures ou de quelques jours.
Rappelons que dans la journée du 30 décembre, l'explosion d'un disjoncteur à l'usine du boulevard Saint-Sacrément a causé une panne de courant qui a mené à la fermeture de deux des quatre salles de cuve des installations.
Sans chaleur, l'aluminium en fusion dans les 230 cuves en question a évidemment figée dans un bloc que seul le redémarrage pourrait libérer. Si cela devait s'avérer, cette opération très délicate et longue impliquera nécessairement des coûts substantiels pour le géant de l'aluminerie. Depuis ce jour, l'usine fonctionne à 50% de ses capacités.
Cet incident a suscité immédiatement des craintes autant chez les 450 ouvriers que chez les élus municipaux étant donné que Rio Tinto Alcan a déjà annoncé la fermeture de l'usine pour le 31 décembre 2014.
Signalons que cette coupure impromptue de courant est survenue moins de deux jours avant que Rio Tinto Alcan n'impose un lock out aux ouvriers de ses installations à Alma. Là-bas, l'usine opérée par les cadres fonctionne maintenant à 33% de sa capacité.

