Formée suite à des discussions sur le développement de municipalité voilà deux ans, la coop veut redonner à la population certains services de proximité. Les deux petites quincailleries que l'on retrouvait au village jusqu'à 2005 ont fermé leurs portes. Et l'épicerie Extra! fermera elle aussi à l'ouverture de la coop. Son propriétaire, M. Constant Cossette, joindra l'équipe de la Coop du Coin, nous apprend son président.
Une toute nouvelle bâtisse de 7300 pieds carrés sera érigée au coût de 735 000$ à l'angle de la route 352 et de la rue du Moulin. «C'est un bel exemple de prise en charge par le milieu», souligne le maire Paul Labranche.
La Coopérative de Solidarité, formée pour les besoins de la cause, gérera les infrastructures tandis que Coop Plus verra aux opérations du commerce.
«De plus en plus, dans les municipalités rurales, les services de base disparaissent», constate M. François Douville, président du conseil d'administration de la Coop du coin. «Notre modèle d'affaires pourra se cloner facilement dans les autres villages du Québec.»
Le nouveau commerce ouvrira ses portes au début de l'automne, si tout va bien et créera de sept à dix nouveaux emplois. Déjà, la coopérative a recruté 250 membres qui ont acheté une part sociale de 250$.
À l'heure actuelle, les résidents de Saint-Adelphe se rendent généralement à Saint-Tite et Sainte-Thècle pour faire leurs emplettes. «La venue de se commerce peut servir d'incitatif à s'installer chez nous», estime M. Labranche. «Nous comptons 1000 citoyens et il y a 250 emplois chez nous. Plusieurs travailleurs proviennent de l'extérieur.»
Québec injecte 100 000$ dans le projet et Ottawa 50 000$.
Boiseries Savco devrait ajouter de six à huit emplois aux 35 existants à court et à moyen terme. La compagnie qui se spécialise dans les composantes faites de feuillus comme des composantes de palettes, de meuble et de planchers. Un nouvel ébouteur sera installé prochainement. Acquis au coût de 260 000$, il permettra de diversifier la production en plus de l'accroître dans une proportion de 20%. «La crise dans l'industrie du bois d'œuvre nous a durement touchés», relève M. Mario Benoît, contrôleur au sein de l'entreprise. «Au cours de la dernière année, nous avons travaillé à l'amélioration de notre productivité. Le nouvel ébouteur va aussi nous permettre de diminuer nos coûts de production.» Boiseries Savco travaille de concert avec le Centre local d'emploi pour obtenir des programmes de formation à l'intention des futurs employés. L'entreprise, fondée par M. Raymond Savard en 2000, est aujourd'hui détenue conjointement par son fondateur et Gestion Remabec de La Tuque. Les deux projets ont reçu des subventions du Fonds d'aide aux municipalités monoindustrielles du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation. «Durant les prochains mois, nous allons élaborer notre plan de développement local», reprend le maire Labranche. «Il va nous permettre de voir ce que nous pouvons faire dans le domaine commercial au centre du village et parler de développement industriel, résidentiel et récréotouristique.»
