Seulement à Shawinigan et Grand-Mère dans les années 1980, on dénombrait quatre concessionnaires GM, trois Ford, deux Chrysler et un American Motors. Pour Pierre Vincent, cette époque est révolue.
«Aux États-Unis, il y a moins de concessionnaires mais ils sont plus gros. Certains d'entre eux sont mêmes cotées à la bourse.» Encore récemment, le nouvel acquéreur de la concession Subaru/Suzuki à Shawinigan a mis la clé dans la porte et rapatrié tout l'inventaire à Trois-Rivières.
L'autre phénomène qu'observe Pierre Vincent, c'est le déclin du marché de la location. Chez les trois grands constructeurs, on peut même dire que ce segment de marché a totalement disparu même s'il subsiste chez les constructeurs japonais et coréens. «Les manufacturiers américains ont réintroduit la vente de véhicules mais avec des termes de 72, 84 et 96 mois», explique le président de la CCAQ qui note qu'au plus fort du marché de la location, 90% de ses produits Mazda s'écoulaient avec des contrats de location.
Selon Pierre Vincent, les trois grands ont été responsables de leur propre malheur. «GM, Ford et Chrysler ont inondé le marché dans les années 2000 avec trop de modèles quasi identiques les uns par rapport aux autres. Ce faisant, la valeur de leur véhicule a chuté. Ils ont dû reprendre des automobiles avec beaucoups de pertes.» (BL)
Regroupement des concessionnaires et achat à long terme: des phénomènes durables
Si l'incertitude plane à court terme quant au nombre de voitures vendues, ce n'est pas le cas du phénomène des regroupements de concessionnaires. Il n'y en a plus qu'une quarantaine en Mauricie alors qu'on en retrouvait le double il y a une trentaine d'années.
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