Situé au second étage du hangar maritime, près du quai municipal, cet attrait touristique permettra aux visiteurs de revivre l’expérience de l’Office des signaux à l’époque où il était encore en opération tout en découvrant le passé maritime de Batiscan et du Québec.
Le projet d’un peu plus de 40 000$ a été rendu possible grâce à l’aide financière du Pacte rural de la MRC des Chenaux (29 000$), de l’Entente spécifique pour le développement du tourisme culturel d’expérience dans la région de la Mauricie (10 000$), de la SADC de la Vallée de la Batiscan (3000$), de la Caisse Desjardins du Sud des Chenaux (2500$), de la ministre du Tourisme, Nicole Ménard (500$), du député de Saint Maurice Champlain Jean-Yves Laforest (300$) et de la députée de Champlain Noëlla Champagne (1000$).
Présent lors de l’inauguration, le maire de Batiscan, Christian Fortin, a souligné que «ce projet bonifiera grandement l’offre touristique de notre municipalité qui compte déjà plusieurs attraits le long du Chemin du Roy.» L’apport de plusieurs partenaires a également été souligné, tout particulièrement l’implication du directeur en loisirs et culture de Batiscan, Stéphane Rouette, qui n’a pas compté ses heures pour faire un succès de ce projet.
Un peu d’histoire*
C’est en 1907 que le gouvernement fédéral décide de construire des installations en différents endroit entre Québec et Montréal pour rendre la navigation sur le fleuve plus sécuritaire. Batiscan est alors désigné comme site stratégique et le premier Office des signaux est installé dans le phare à la Pointe-Citrouille, près de la rivière Champlain. Vers 1945, il est déménagé au deuxième étage du hangar maritime situé sur l'actuel quai de Batiscan. Il ferme ses portes dans les années 1960, avec l'arrivée de la modernisation des moyens de communication.
On y tenait un registre quotidien, 24 heures sur 24, notant le nom des bateaux, montant et descendant le fleuve, leur nationalité, l'heure et la date du passage devant Batiscan. Si besoin était, les gardiens communiquaient avec les navires au moyen de signaux visuels (drapeaux, objets divers suspendus au mât); par signaux audio (porte-voix, sirène, corne de brume) et plus tard par radio-télégraphie. On communiquait l'état des marées, la météo à venir. Les navires, eux, signalaient leur besoin de pilotes et l'Office communiquait cette information à Trois-Rivières via le télégraphe où s'effectuait l'échange de pilotes.
*Source: Société d’histoire de Batiscan