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OPINION - La violence des majorités



Publié le 12 Décembre 2008
Publié le 27 Janvier 2010

À la lumière des récents événements au parlement d’Ottawa, l’intransigeance de la majorité anglophone refait encore et toujours surface.

On se fait rabâcher les oreilles par ces bornés, quand cesserons-nous de plier l’échine en s’excusant de ne pas vouloir défaire ce bon Canada? Bon? Y aurait-il autant de bornés parmi nous.

Tel qu’entendu cette semaine à la TV, ici nous sommes au Canada et on s’occupe d’autrui. Oui si autrui fait partie de notre majorité. Toute majorité, en nombre, en force ou énergie, dicte et impose ses volontés.

Les fédéralistes (surtout les anglophones et les assimilés) se comportent ainsi parce que notre système politique s’enfarge dans ses lacets et se compare à une guignolée inversée.

Voilà pour les mots de circonstance.

Si la chicane surgit au parté de Noël (plutôt que party, ça fait moins colonisé et ça constitue un aparté) parce que le beau-frère sort sa seringue politique, le même phénomène explose au Canada dit anglais à chaque fois qu’il est question de constitution, de langue et surtout d’argent.

Donc, on se chicane ou se fait chicaner tout le temps, because la majorité ne veut rien accorder.

Au Québec, notre majorité n’est pas tendre envers les autres majoritairement en ville mais allez voir en campagne.

Si vous décidez que l’air de la ville nuit à votre santé, un beau petit domaine près d’un village vous enchantera, au début.

Le monde, les villageois, la majorité des nés-natifs vous accueillera avec plaisir surtout si vous vous impliquez dans leurs organisations et que vous effectuez beaucoup plus de bénévolat que la moyenne.

Alors ils font comme les oiseaux, si vous ne les alimentez pas, ils ne viennent pratiquement plus.

Cependant, la politique des nouveaux arrivants se trouve reléguée à la dernière table dans le coin puisque la majorité s’organise pour combler les places par famille et parenté.

Alors vous vous retrouvez à essayer de leur causer à distance de porte-voix

Allons-y tristement (gaiement pour les profiteurs)

La majorité silencieuse serait-elle finalement plus violente de par son inaction.

Maurice Bergeron

Saint-Narcisse

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