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Souvenez-vous… Montauban les Mines !



Souvenez-vous…  Montauban les Mines !

Souvenez-vous… Montauban les Mines !

Publié le 29 Juillet 2009
Publié le 27 Janvier 2010
 

Collaboration spéciale - KoKo Martel de Notre-Dame-de-Montauban La rumeur plane depuis presque 20 ans déjà, mais le prix élevé de l’or et les nouvelles technologies moins coûteuses font ressurgir «le bon filon».

Vous connaissez tous le petit village de Montauban, tel qu’il est aujourd’hui, avec sa brève rue principale d’une longueur d’environ 1 km, ses 3 petites rues secondaires où l’on peut encore voir une quarantaine de maisons, presque toutes d’époque, pour environ 200 habitants. La mignonne chapelle construite en 1920 et la salle des loisirs qui date de 1910 (autrefois le couvent St-Éloi-des-Mines) sont les seuls témoins du passé riche et prospère de ce patelin. Le bar «Le Filon d’Or», quant à lui, commémore par son nom, 37 années d’une fructueuse exploitation minière. Malheureusement, les gens ont tendance à oublier que jadis, «Montauban-les-Mines», a été un extraordinaire point d’embauche, un pilier de l’industrie minière, une plaque tournante dans l’exportation de métaux, au milieu du siècle dernier.

Pouvez-vous imaginer qu’entre les années 30 et 50, le village était si riche et florissant que tout le monde voulait y demeurer ! Le village qui faisait alors 2,60 km de long sur 4 km, comptait plusieurs rues, du clignotant sur le rang Price jusqu’au petit lac des Mines et la population atteignait le nombre impressionnant de 700 âmes, sans compter les centaines de mineurs extérieurs. En plus de la chapelle, le couvent et de la boulangerie Fortier (aujourd’hui le bar «Le Filon d’Or»). Cette éphémère ville minière bordée de trottoirs de bois, abritait pas moins de trois restaurants Armard Gosselin, Édouard Pleau et Paré, l’auberge Oscar T. Champagne du Lac à Narcisse (Lac Charest), pas un, mais bien DEUX magasins généraux Alcide Béland ou l’on trouvait produits pharmaceutiques et vêtements, et Wilbrod Baril, aussi deux dépanneurs Laliberté et Mme Garneau, une bijouterie, un bureau de poste, un garage, un forgeron, une salle d’amusement avec jeu de curling et tables de pool, une patinoire, un presbytère, quelques scieries, d’innombrables maisons de pension qui hébergeaient des centaines de travailleurs extérieurs et pour clore le tout… un revendeur de boissons prohibées… communément appelées de la baboche! Pour soigner tout ce beau monde, deux médecins réguliers sur place. Difficile à imaginer n’est-ce pas ?… pour un village «fantôme» qui n’a plus qu’un petit bar!

C’est grâce à sa bande de roches volcano-sédimentaire métamorphosée, vieille de 1 450 millions d’années qui s’étend de St-Ubalde au Lac Bostonnais près de La Tuque, que Montauban a été si prisée par les compagnies minières, dont l’Anacon, la Muscocho et maintenant la Excel Gold Mining. L’or, l’argent, le zinc, le plomb et la platine sont les principaux métaux précieux et de base recherchés au cœur de la mine. D’abord exploitées à ciel ouvert, sur le haut de la montagne des Mines, elles sont devenues souterraines afin de suivre les courants sous le village. Après avoir extrait 40 000 onces d’or, 4 002 300 onces d’argent, 47 416 000 livres de zinc et 153 602 000 livres de plomb, entre 1913 et 1946, le tout évalué à 25 million de dollars en 1960… on estime qu’il resterait encore pour 10 millions de dollars à extraire seulement dans les résidus miniers (ou telling) sans compter le trésor qui dort sous les pieds des montaubanais. Soit 1 200 000 tonnes de résidus et on disait même que l’on pourrait extraire pour 3 000.$ de mica par jour… en 1960 ! Alors, imaginez le magot en 2009 !!! Mais ce n’est rien car, toujours en 1960, on disait qu’il restait 400 000 tonnes de minerai à cueillir à des profondeurs entre 600 et 800 pieds.

Après le tragique incendie de la scierie Shermag en mars 2006, principal employeur à Notre-Dame de Montauban, la disparition de plusieurs commerces et la mort de ses fermes laitières, la population espère la réouverture de la mine qui ramènerait boulot, prospérité et fierté.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Karl Hodgson
    - 18 Juillet 2011 à 16:31:10

    Malgré la réalité d'un gisement exploitable qui fût même explité durant de longues années , il me semble qu'il ny'a pas eu l'éffet "domino" attendu puisque les compagnies minières ne se sont pas ruées sur le terrain même si un idiot aurait fait le lien entre ce gisement et celui immédiatement au sud a Portneuf ...

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  • Nom de l\'usager
    Jocelyne Hebert
    - 10 Août 2010 à 10:19:57

    Je suis allé avec mon mari il y a une dizaine d'année visité le village. Mon Grand père vivais la avec sa famille.A la petite chapelle maintenant fermer il y a une station du chemin de croix écris don de Jo Épiphane Thibault. Ses deux filles allais au couvent St-Éloi-des-Mines. Mon grand-Père étais principale actionnaire des mines et a sa mort ma grand-mère illétré a fais un X sur un document et a tout perdu. Cela se passe après la naissance de mon père en 1930 et 1931.

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  • Nom de l\'usager
    Jean-Pierre Bérubé
    - 27 Janvier 2010 à 12:11:22

    Permettez-moi de reprendre vos commentaires du 29 juillet dernier: Mais ce n’est rien car, toujours en 1960, on disait qu’il restait 400 000 tonnes de minerai à cueillir à des profondeurs entre 600 et 800 pieds. Depuis 1960 Muscocho à exploité (1982 à 1986) les réserves restantes dont vous faites mention. En d'autres mots, il faudra investir temps et argent pour explorer le secteur et découvrir d'autres ressources aurifères près de Montauban.

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    • Nom de l\'usager
      jean pierre naud
      - 4 Avril 2011 à 10:48:28

      J ai apprécié lire cet article sur notre dame de montauban j ai vecu dans ce village jusqu a l age de 6 ans mon pere y avait un garage qu il a fermer apres que la mine a fermer c est operation .Je sais que j ai encore des parents qui y demeure et j espere qu avec cet article que je vais avoir des nouvelles de Lise et Denise biledeau mon grand pere Frenette a travailler a cette mine avec ses garcons Merci de me publier

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