La direction de l'école de concert avec les professeurs a établi un code de conduite pour les étudiants, digne d'une organisation fasciste, ce code d'une sévérité sans pareille établissait des peines allant jusqu'à la suspension hors de l'école pour une durée de quelque jours à plusieurs semaines pour des manquements à ce code de conduite et souvent pour des manquements bénins.
Aujourd'hui, bon nombre des deux parents travaillent à l'extérieur pour subvenir aux besoins de la famille, souvent, c'est un seul parent qui voit au bien-être de l'enfant à cause de décès, divorce, etc. et qui doit donc travailler à l'extérieur. Punir ces jeunes en leur refusant l'accès à l'école, c'est aussi punir les parents, c'est de mettre les enfants à la rue sans aucune surveillance avec tous les dangers que cela amènent (méchantes fréquentations, drogue, etc.), personne ne sachant ce qu'ils font, c'est une invitation au décrochage. Donner une suspension hors de l'école lorsque les parents travaillent à l'extérieur et qu'il n'y a personne pour s'occuper d'eux à la maison, c'est pratiquement criminel.
De plus, pour certains de ces élèves leur photo était affichée sur un mur et sur le pupitre du professeur, tout comme on fait pour les repris de justice, même les criminels avant que leur photo soit affichée publiquement ont eu des droits d'appel et leur cas a été jugé par un juge et défendu par des avocats. C'est une façon de leur voler leur dignité, chercher à les abaisser et les humilier devant tout le monde, un viol de leur identité, on se demande parfois pourquoi certains enfants détestent l'école!
Un suppléent pouvait prendre note de ces photos et se forger une opinion négative de l'élève car bien souvent c'est la face de l'élève que le professeur n'aime pas et qu'il l'a pris en grippe. Un parent qui irait au tribunal et invoquerait la charte des droits et libertés aurait peut-être beau jeu. De nos jours, il y a certainement d'autres façons plus civilisées de punir des élèves sans les jeter dans la rue et d'afficher leur photo comme des criminels. La majorité des directeurs et des professeurs mérite le respect mais il y en a certains qui ne sont pas dans leur vocation.
Je crois que le Ministère de l'Éducation, la commission scolaire, les journalistes versés dans l'éducation devraient faire une enquête sur cette pratique, qui, je l'espère bien n'est pas à la grandeur du Québec. Un code d'éthique devrait être approuvé par le Ministère et ne pas être laissé à la discrétion d'individus qui sont déconnectés du monde d'aujourd'hui.
Avec tout mon respect pour la majorité de ceux qui pratiquent leur métier avec amour..
- Gaston Boucher
Shawinigan
Certains directeurs d'école méritent-ils le respect qui leur est dû?
Durant l'année scolaire 2008/2009, à l'école secondaire Les Chutes de Shawinigan, certains étudiants du secondaire 3 ont été victimes d'ostracisme et vécu une situation particulière.
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