Chaque année, environ de 100 à 125 cordes de bois sont requises pour assurer le chauffage du temple religieux construit en 1848. Fait à signaler, la fabrique n'en achète que près de la moitié puisque depuis presque toujours, de nombreux paroissiens ayant des érablières dans les environs offrent gratuitement le reste.
En plus de ces généreux propriétaires forestiers, une armée de bénévoles est venue ces dernières semaines remiser au sous-sol de l'église tout le bois nécessaire pour traverser le prochain hiver. D'autres bons samaritains veillent quotidiennement à alimenter la fournaise qui procure une chaleur grâce à un système de chauffage à eau chaude.
En plus de contribuer à serrer encore plus les liens de la communauté, cette solidarité paroissiale s'avère une bonne affaire pour la fabrique puisque le chauffage de l'église représente une facture d'environ 5000$ par année au lieu de près de 25 000$ dans les paroisses environnantes qui chauffent leur église de façon traditionnelle.
Rappelons que depuis le 1er avril 2006, Hydro-Québec a aboli le tarif préférentiel dont bénéficiaient les églises qui s'étaient reconverties à la bi-énergie au début des années 80. Conséquence, les coûts de chauffage des églises situées plus particulièrement dans les municipalités rurales ont plus que doublé.
Saint-Prosper: une église et une communauté chaleureuses
Assister à une messe à Saint-Prosper en plein mois de janvier, c'est retrouver un peu la chaleur des cuisines d'antan. C'est que la belle église en pierres est l'une des rares au Québec à être encore chauffée au bois.
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