Il s'en est passé des choses à l'aréna Jacques-Plante! Ancien joueur des Cataractes, du Canadiens, des Bruins, des Redwings et des North Stars, le Shawiniganais André Pronovost se souviendra longtemps de la conquête du trophée d'Édimbourg par les Cats.
«C'était le 5 mai 1955. Je venais à peine de terminer ma saison avec le Canadien Junior et je suis arrivé juste attend pour assister aux grandes finales. L'aréna débordait!» Et pour cause; 6000 personnes assistaient à la rencontre alors que la capacité maximale du vétuste située sur l'avenue Broadway est de 4000 places.
Fier partisan des Cataractes, Jean Deschesnes a vu plus de 1400 parties à l'aréna Jacques-Plante. «Le 25 février 1983, Shawinigan a gagné en prolongation contre Mario Lemieux et les Voisins de Laval. C'était un 31e match sans défaite à domicile. L'ambiance était survoltée. Ce record tient toujours d'ailleurs», se souvient-il.
L'aréna n'a pas connu que de bonnes séquences. Pensons entre autres à cette dégelée de 20 à 2 des Dynamos face aux Castors de Sherbrooke.
Très peu de Shawiniganais pure laine ont atteint la Ligue nationale. Le dernier étant Martin Gélinas, il y a maintenant 20 ans. Pour André Pronovost, le prochain pourrait bien être Michaël Bournival, lui qui a encore beaucoup de temps pour se développer. «Il faut passer le flambeau, c'est important la relève. Bonne chance Michaël», a-t-il souligné lors d'une récente rencontre.
«C'est touchant d'entendre ça, surtout venant d'un joueur qui a joué dans la ligue nationale. Monsieur Pronovost m'a conseillé lors de ma blessure et c'est important d'écouter ces trucs-là. Il en connait beaucoup», a pour sa part commenté le numéro 78 des Cataractes.
À 16 ans et sept mois, Michaël Bournival sera le plus jeune et le dernier Shawiniganais à avoir évolué à l'Aréna Jacques-Plante.
«Pour être honnête, je n'ai jamais pensé à tout cela. Effectivement, je dois avouer que c'est assez spécial. J'ai suivi l'équipe dans ma jeunesse. Déjà de jouer pour eux c'est quelque chose, de savoir que je serai l'un des derniers à jouer dans cet aréna, c'est impressionnant», a-t-il conclu.
L'imposante bâtisse a coûté à l'époque 200 000$ pour sa construction et 21 000$ pour son système de sonorisation et de glace artificielle. 72 ans plus tard, un tout nouveau complexe bâti au coût de 23,3 millions attend les amateurs de sports shawiniganais. Jacques Plante peut reposer en paix, la démolition de ce morceau d'histoire semble pour l'instant une possibilité écartée.
Deux époques, une passion commune
Le 18 décembre 2008 marquera la fin d'une époque
Le cinq mars 1936, la chambre de commerce de Shawinigan déposait une résolution au Conseil municipal demandant à la Ville d'entreprendre la construction d'un nouvel aréna. Le 19 décembre suivant, on procédait à son inauguration devant 3500 personnes. 72 ans (presque jour pour jour) plus tard, elle vibrera une dernière fois.
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