Bédard est débarqué en Allemagne en juillet 2008. Son objectif était d’amener deux équipes de relais aux Jeux de Vancouver, soit une chez les dames et une chez les hommes. «Je voulais aussi qu’on devienne la meilleure équipe en Europe. C’est ce que je voulais amener dans un laps de temps d’à peine douze mois», indique le quadruple médaillé olympique en patinage de vitesse courte piste.
Si les hommes ont réussi leur qualification pour la valse olympique, les femmes, elles, ne sont pas à Vancouver. «C’était très demandant, on a travaillé très fort. On a manqué un peu de temps avec les filles, mais elles sont championnes d’Europe depuis janvier dernier», ajoute l’entraîneur.
L’équipe de relais masculine n’a d’ailleurs pas trop mal fait, réussissant à chauffer les Chinois lors de la demi-finale, présentée la semaine dernière au Pacific Coliseum. L’équipe allemande n’a toutefois pas été en mesure de se qualifier pour la finale. «On voulait les tenir (les Chinois) jusqu’à cinq tours de la fin. On espérait qu’ils fassent une erreur, ce qui ne s’est pas produit», glisse Bédard.
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Le summum
Pour Éric Bédard, le fait de vivre ces Jeux olympiques dans le rôle de l’entraîneur est très excitant. «Les Jeux, ce sont les Jeux. C’est un événement qui regroupe les meilleurs athlètes, les meilleurs entraîneurs, les meilleures fédérations. D’être des Olympiques, c’est le summum», souligne-t-il.
Le natif de Sainte-Thècle ajoute vouloir partager l’expérience olympique avec ses jeunes protégés et ce, au-delà des résultats. «L’important n’est pas toujours de gagner sa course, mais c’est d’arriver sur la glace et de vouloir patiner, de vouloir se donner une chance de gagner.» «Il y a quelques nouveaux dans l’équipe, alors c’est de leur donner ce goût de performer et ce goût de se dépasser», poursuit Bédard.
Après Nagano, Salt Lake City et Turin, le fait de se retrouver chez lui pour les Jeux olympiques revêt un cachet particulier pour l’ancien patineur. Il confirme qu’il peut savourer davantage tout ce qui entoure la plus grande manifestation sportive au monde. «Puisque je ne suis pas athlète, je peux me coucher une heure plus tard et manger ce que je veux! Je peux les vivre un peu plus», assure-t-il, tout en ajoutant être aussi nerveux que lorsqu’il filait à vive allure sur la glace. «C’est un autre stress. Il y en a autant, mais c’est différent.»
L’après-Vancouver
Bédard dit être déjà avoir eu des pourparlers avec la fédération allemande de patinage de vitesse pour la suite des choses, mais que rien n’est officialisé.
«Je n’ai aucune idée, c’est la question à 100$. L’Allemagne veut que je reste pour les quatre prochaines années jusqu’à Sotchi (ville hôtesse des Jeux d’hiver de 2014). Ça fait déjà quelques rencontres qu’on a. On retourne à la table des négociations au mois de mars!», s’exclame-t-il en riant.
«Est-ce que je vais rester en Allemagne? C’est sûr que les athlètes veulent que je reste. Les négociations vont bien» - Éric Bédard
Bédard se dit toutefois ouvert à toutes les offres, des Allemands ou d’ailleurs. «Est-ce que je vais rester en Allemagne? C’est sûr que les athlètes veulent que je reste. Les négociations vont bien», se contente-t-il de dire, ajoutant que l’obtention des Jeux de 2018 par Munich pourrait peser dans la balance. Pyeongchang (Corée du Sud) et Annecy (France) sont les autres villes candidates.
L’entraîneur refuse de dévoiler s’il a été approché par d’autres fédérations. Questionné à savoir s’il voudrait éventuellement revenir dans son pays d’origine, il ne ferme pas complètement la porte. «Toutes les fédérations ont un plan quadriennal et les Jeux sont l’examen ultime. C’est sûr qu’il ne se passe rien au mois de février, tout le monde regarde tout le monde. Il y a beaucoup de pays et d’entraîneurs qui sont dans le même bateau. Je pense qu’il va y avoir une petite chaise musicale», termine-t-il.




