Le camp qui s'est déroulé sur le site d'entraînement des Pirates de Pittsburgh à Bradenton en Floride, du 26 au 31 décembre dernier, a donné la chance au Trifluvien de neuf ans de mettre en pratique les techniques acquises lors des différents camps du Centre Régional d'entraînement de Baseball de la Mauricie.
Pour le jeune prodige natif de Shawinigan, cette expérience s'est avérée plus que concluante. «À la fin du camp, l'entraîneur nous a dit que Christopher était le joueur le plus complet dans tous les aspects du jeu et que techniquement il était en avance sur tout le monde. Il pratique des choses qu'on ne lui montre même pas. C'est un bel exploit si on tient compte que Christopher était le deuxième plus jeune participant», raconte le père de Christopher Yan St-Pierre.
Rappelons que Christopher avait participé à une session estivale de l'école américaine, qui fêtera ses 50 ans cette année, en 2007 et qu'il était devenu le premier lanceur partant québécois pour la formation U10 de l'école.
Cette année, il a donc reçu une invitation pour le camp d'hiver U12 et il était le seul joueur canadien de l'édition 2008. Celle-ci comptait des jeunes provenant des quatre coins de l'Amérique du Nord.
Faisant partie de l'équipe itinérante élite Dinelle baseball basée à Montréal et évoluant au niveau atome "A" à Trois-Rivières la saison dernière, Christopher St-Pierre mord à pleines dents dans sa grande passion, le baseball. «Quand il était plus jeune, avant même qu'il parle, il m'a montré une photo de Kevin Costner du film de baseball "Pour l'amour du jeu" sur le TV horaire et ensuite la télévision. Ça a été sa première association», dévoile Yan St-Pierre avec le sourire. «Moi-même, je suis un amateur de baseball et je l'amenais souvent aux Expos ou voir les Saints dans la Ligue canadienne où il était en quelque sorte devenu la mascotte de l'équipe. Là, c'est nous qui avons de la misère à le suivre, car il est invité un peu partout», rajoute-t-il.
La progressionSelon son père, Christopher change radicalement d'attitude lorsqu'il embarque sur le losange. «Il est méconnaissable. D'ordinaire timide à l'école il devient tout un leader sur le terrain. Il veut avoir la balle lors des moments importants», affirme-t-il. «J'aime bien être un lanceur, car tu es toujours impliqué dans le jeu», renchérit Christopher. Afin de marcher dans les traces de son idole, l'ex-Expos Vladimir Guerrero, Christopher devra mettre les bouchées doubles et prendre au sérieux ses entraînements hebdomadaires. «La décision lui appartient. Nous ne l'avons jamais poussé à jouer alors, il sait ce qu'il doit faire pour demeurer au niveau élite. Nous lui donnons toutes les chances, c'est à lui de les saisir», conclut Yan St-Pierre. (MS)
