S'alignant pour les Aigles Plante Sports de Trois-Rivières dans la Ligue de baseball junior Élite du Québec, Julien Bélanger était loin de se douter de ce qui l'attendait lorsqu'il s'est présenté en Floride, il y a environ un mois. Deux fois par année, son équipe va en Floride pour y disputer quelques parties contre des formations américaines, question de se mesurer aux joueurs du sud de la frontière. Les entraîneurs des équipes adverses ouvrent toujours l'œil, afin de repérer les joueurs susceptibles de s'aligner pour leur équipe la saison suivante.
Après deux journées loin du terrain en raison de la pluie, Trois-Rivières affrontait les Titans de Brevard Community College le mercredi. En raison d'un surplus de joueurs, Julien n'a disputé que cinq manches, où il a réussi deux jeux importants en défensive, en plus de frapper un double.
«Je suis convaincu que l'entraîneur de l'équipe adverse ne savait même pas qui j'étais. Après la rencontre, il est venu me rencontrer pour me proposer de venir jouer pour son équipe. Ça ma pris un peu par surprise, car je n'attendais pas une offre aussi rapidement», raconte le joueur de deuxième but, reconnu pour sa vitesse.
C'est donc dans la National Junior College Athletic Association (NJCAA) que Julien Bélanger poursuivra sa carrière à partir d'août 2012. «Je me retrouverai dans une équipe avec un entraîneur vraiment bien pour moi. Pour lui, ce n'est pas les gros cogneurs l'important, mais davantage les joueurs en mesure de frapper des flèches et de se rendre sur les buts», souligne l'athlète de 19 ans. Totalisant 29 années d'expérience, le pilote des Titans a entraîné une vingtaine de joueurs qui se retrouvent aujourd'hui chez les professionnels. Les portes vers la NCAA pourraient s'ouvrir à Julien Bélanger, après ce stage de deux saisons dans la NJCAA.
Les portes vers la NCAA pourraient s'ouvrir à Julien Bélanger, après ce stage de deux saisons dans la NJCAA. -
Un changement de réalité
Se retrouver dans un nouveau pays peut être difficile pour les athlètes québécois. Julien croit cependant que la barrière de la langue ne sera pas un obstacle majeur dans son cheminement. «Je ne pars pas seul, alors ça va m’aider. Je comprends bien l’anglais et je suis également en mesure de le parler. La différence, c’est que là-bas, ma vie deviendra en anglais. Mes cours, sur le terrain, à l’épicerie, etc», affirme-t-il. Son coéquipier chez les Aigles, Jordan MacKean, poursuivra également l’aventure à Brevardm Community College.
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