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Jacques Plante enfile le masque



Jacques Plante enfile le masque

Jacques Plante enfile le masque

Jonathan Roberge
Publié le 1 Novembre 2009
Publié le 26 Janvier 2010
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L'un des meilleurs gardiens de son époque, Jacques Plante a changé à jamais le monde du hockey le 1er Novembre 1959. Atteint au visage d'un puissant lancer du revers d'Andy Bathgate, il perd conscience durant un moment et saigne abondamment. Refusant d'abonner son équipe, Plante enfile son masque protecteur et retourne dans la mêlée après une intervention médicale qui aura nécessité sept points de sutures.

Sujets :
Tricolore , New-York

Cette scène historique, André Pronovost l'a vu de ses propres yeux. Coéquipier de Jacques Plante entre 1956 et 1960, le Shawiniganais a accepté de nous raconter cet accident, vue du banc des joueurs. «Je m'en souviens très bien, un puissant lancé d'Andy Bathgate. Jacques saignait beaucoup. Le match a été interrompu et nous étions dans la chambre en attendant que Jacques se fasse recoudre. Toe Blake lui a demandé s'il pouvait retourner au jeu. Il lui a répondu «Je vais embarquer, mais avec mon masque.» La direction s'est réunie, ils ont discutés un peu. Tous les joueurs voulaient qu'il le porte. Avec la blessure qu'il avait, pas un homme sur terre n'aurait dû retourner dans le feu de l'action. Les plus vieux comme Doug Harvey, Maurice Richard et Jean Béliveau ont exigé auprès des dirigeants de le laisser jouer avec son masque et finalement ils ont acceptés», confie-t-il.

Il y a pourtant un bon moment que Plante portait ce masque durant les entraînements. L'entraîneur de l'équipe, Hector «Toe» Blake, était persuadé que cette pièce d'équipement nuirait à la vision et pourrait couter le match à l'équipe. Loin de perdre son efficacité, le Tricolore demeure invaincu au cours des onze rencontres suivantes. Plante n'aura cédé que 13 fois durant cette séquence. «On n'avait pas vraiment le choix. À l'époque, il n'y avait pas de gardien réserviste qui accompagnait l'équipe. S'il ne revenait pas, on devait prendre le gardien substitue de New-York; c'était le chauffeur de la zamboni. Ce n'était pas intéressant (rire).

Les arbitres commençaient à s'impatienter et on devait décider si Jacques revenait ou si nous prenions l'autre, disons que nous étions content de le voir sur la patinoire», relate-t-il.

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