Le Roi de la Saint-Maurice fera équipe avec Steve Corlew, celui-là même avec qui il a remporté sa dernière Classique en 2007. En 2003, Serge Corbin et son coéquipier d'alors, Jeff Kolka, avaient soulevé la Coupe Mc Cormick sous les yeux de Steve Lajoie et Andrew Triebold qui croisaient la ligne d'arrivée moins d'une minute plus tard. L'année suivante, les rôles étaient inversés. Le troisième chapitre s'écrira cette semaine...
"Ma préparation aurait pu être meilleure"
Vainqueur de l'épreuve à 26 reprises, Corbin confie que sa préparation n'est pas excellente. "Je ne savais pas si je voulais participer ou non. Ça a été une décision de dernière minute lorsque mon partenaire m'a fait par de ses intentions de renouer avec la compétition. Disons simplement que ma préparation aurait pu être meilleure. Je n'ai pas fait suffisamment de courses cet été. On verra bien, ce sera un bon test. Si ça va bien et que je décide de revenir l'an prochain, je vais m'entraîner plus sérieusement."
Malgré tout, le canotier de 53 ans n'a qu'un seul objectif: gagner. "C'est certain que c'est l'objectif, mais la compétition sera très relevée. Parfois on peut avoir des surprises. Certaines équipes sont plus performantes que d'autres dans la vague. La météo va influencer la course."
Autrefois, on disait que Corbin détenait un avantage majeur sur ses opposants. Le roi de la Saint-Maurice connaissait ses moindres racoins comme le fond de sa poche. "Aujourd'hui, je ne crois plus que c'est un avantage. Avant, les canots étaient moins rapides alors on devait savoir où étaient les courants. Aujourd'hui, les canots passent partout, même où l'eau est très basse."
"La pression est sur eux"
Tout au long de la saison, Steve Lajoie et Andy Tribold ont survolé les épreuves auxquelles ils ont participé. Leur avance à Cooperstown (une épreuve de huit heures) et au Marathon du Michigan (une course de 15 heures) se chiffrait autour de 15 minutes dans les deux cas. "Pour ce qui est de la Classique, on verra. On vise bien entendu la victoire. C'est toujours plus confortable d'avoir une grosse avance, mais ça dépend d'un paquet de facteurs, à commencer par nos adversaires", explique-t-il.
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