«Je ne pense pas qu'on va revoir ça un jour», a lancé avec joie Francis Mondou. Couronné dans la catégorie Rotax Master, le pilote avait encerclé il y a bien longtemps la date du 27 septembre sur son calendrier.
«Je voulais gagner cette course à tout prix. Dans la catégorie Rotax, c'est le pilote ayant cumulé le plus de points au classement durant les six épreuves qui est sacré champion. Avec mon travail, je savais pertinemment que je devrais rater quelques courses durant l'année. J'ai donc opté pour courser en Rotax Master. Le champion est couronné après une seule course, celle disputée à Grand-Mère», expliquait Mondou.
Après une quatrième place à Shawinigan, une troisième place au Petit Monaco de Trois-Rivières et une quatrième place à Thetford Mines, Francis visait le premier rang de l'épreuve disputé dans son patelin.
«Lors des autres courses, j'arrivais souvent à la dernière minute, tout juste avant les qualifications. Je n'avais pas le temps de pratiquer et de régler mon bolide, contrairement aux autres pilotes qui étaient sur le circuit depuis quelques jours. Pour Grand-Mère, je me suis assuré d'être présent dès le vendredi, comme les autres, pour partir au même niveau. Je suis très heureux du résultat», a-t-il confié.
De son côté, Philippe Gélinas a été égal à lui-même, offrant tout un spectacle, en route vers un autre titre.
S'il n'a que de bons mots au sujet du circuit, Francis Mondou n'a toutefois pas la langue dans sa poche lorsqu'on lui parle de l'organisation de l'évènement. Selon lui, les dirigeants auraient tout avantage à embaucher un relationniste de presse. «Je trouve ça plate que ça n'ait pas été médiatisé plus que ça. Je ne blâme pas les journalistes, car ils n'ont simplement pas été avisés de la tenue de l'évènement. Personne en ville ne savait qu'il y avait une course alors les gradins étaient vides. On a vu qu'il y avait une demande pour ça lors des courses disputées au centre-ville. Il y avait du monde partout. C'est dommage pour Philippe Gélinas, car il a donné tout un spectacle. C'est difficile pour nous de se trouver des commanditaires quand personne ne les voit», a-t-il conclu.
