Nancy Cormier, directrice de production, et Léna Sauvageau, directrice générale du Rendez-vous. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
«On a presque réussi l'impossible»
L'organisation du Rendez-vous des arts de la rue de Shawinigan tenait aujourd'hui un point de presse concernant les détails de la première édition de l'événement qui se déroulait en juillet dans les rues du centre-ville.
D'entrée de jeu, la directrice générale de l'événement, Léna Sauvageau, a mentionné qu'il y avait deux succès à cette première édition; un premier succès, car les 115 artistes et 40 fournisseurs ont été payés, et un deuxième succès parce que l'événement a pu rassembler près de 10 000 personnes et fait quelques dollars de profit.
«Oui, cette année fut sobre. C'était un passage obligatoire. On a presque réussi l'impossible», admet la directrice générale en concédant qu'effectivement, moins de spectacles étaient à l'horaire. Malgré le boycott de troupes québécoises et étrangères et le peu de temps dont disposait l'organisation, celle-ci semble fière de la précédente édition. Déjà, les préparatifs du prochain RVDARS sont enclenchés.
Structurer davantage les activités citoyennes, inclure une création du programme Arts et théâtre urbains du Collège Shawinigan, et peut-être même, inviter les artistes lésés par l'ancienne organisation, voilà des idées lancées par la directrice générale.
L'organisation a travaillé avec un budget de 487 500$, dont 175 000$ de la Ville. Léna Sauvageau confirme que tous les artistes et fournisseurs ont été payés avant leur départ de Shawinigan, qu'ils ont été bien accueillis, logés et nourris, et que plusieurs d'entre eux ont manifesté leur intention de revenir à Shawinigan l'été prochain. «On vient de démontrer que notre organisation est professionnelle et sérieuse. On comprend que le boycott persiste encore, mais c'est évident qu'on veut accueillir ces artistes-là», ajoute-t-elle.
Pour la prochaine édition, l'organisation disposera de beaucoup plus de temps et désire rencontrer davantage de commanditaires pour travailler avec un budget se rapprochant à 600 000$.