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Fébrile pour la Coupe Canada!

Benoît Gauthier ne l'aurait pas raté pour tout l'or au monde

Hugo Lemay par Hugo Lemay
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Article mis en ligne le 7 septembre 2007 à 9:14
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Fébrile pour la Coupe Canada!
Ennuyé par des blessures, Benoît Gauthier, de Mirabel, n'a pas fait de compétition de gymkhana cet été. Il n'a pu résister à l'invitation de Sylvain Bourgeois, directeur des rodéos, de participer à la première Coupe Canada qui sera disputée ce weekend. Photo L'Hebdo Mékinac Des Chenaux/Hugo Lemay
Fébrile pour la Coupe Canada!
Benoît Gauthier ne l'aurait pas raté pour tout l'or au monde
Benoît Gauthier avait 15 ans quand il a pris part à son premier gymkhana, à Saint-Tite. Il a aujourd'hui 42 ans, ne s'est pas mis riche en compétition, «mais le rodéo m'a tellement apporté plus que ça!» Pas tout à fait remis de sérieuses blessures, il sera tout de même sur la ligne de départ à la Coupe Canada de rodéo, une première à Saint-Tite.
Depuis deux ans, Benoît a subi une déchirure ligamentaire à l'aine et ensuite une hernie discale. Il a décidé de prendre une année sabbatique en 2007… jusqu'à ce que le directeur des rodéos Sylvain Bourgeois ne le convoque à la Coupe.

Spécialiste des épreuves de vitesse, l'athlète de Mirabel est devenu au fil des ans cavalier de secours aux épreuves de monte de chevaux sauvages.

Il est de ceux qui vont récupérer les cavaliers tombés de leur monture qui se déplace en ruades.

«J'ai recommencé à faire du gymkhana il y a deux semaines, juste pour la coupe. Mais je ne suis pas encore remis à 100%.» S'il aime le Festival Western? C'est ici, durant le festival, qu'il a pris épouse en 1993. «Et cette année, c'est au tour de mon partner Sébastien Thibeault!»

Le sympathique cavalier n'a pas besoin de se faire prier pour venir concourir à Saint-Tite. «Pour les compétiteurs, le Festival Western, c'est comme la coupe Stanley. On se mesure aux meilleurs et c'est ici la meilleure ambiance qu'il m'ait été donné de goûter.»

Quand il est en bonne forme, il court les compétitions tous les week-ends avec son épouse et sa fille. C'est tout juste si les bourses couvrent les dépenses de voyage et le foin pour les chevaux. Il n'en a cure.

«On fait ça par amour du sport. Je suis chanceux, je possède de bons chevaux. Moi, le rodéo m'a apporté tellement autre chose que des bourses. Je suis devenu cascadeur au cinéma à travers ça. J'ai joué dans 160 films, téléséries et publicités.»

On a pu le voir sur grand écran dans de grandes productions comme «Taking Lives» avec Angelina Jolie et «Shangaï Kid» avec Jackie Chan.

Comme il travaille comme représentant auprès d'une compagnie de gouttières, ses horaires flexibles lui permettent de concilier sa vie professionnelle avec le septième art.

La petite famille vit sur une fermette à Mirabel, pour héberger et entraîner ses chevaux. «J'ai d'autres projets reliés aux chevaux. Ce n'est pas encore précis, mais je viens d'acheter une petite terre. On verra, à la retraite…», dit-il.
Des temps forts pour la 40e
La ville de Saint-Tite était déjà fébrile jeudi matin, à quelques heures du début des festivités. Une longue colonne de roulottes et de motorisés enfilait la 153. De fortes pluies en matinée n'ont pas suffi à ralentir les derniers préparatifs… ni à altérer la bonne humeur des commerçants, campeurs, restaurateurs et compétiteurs qui s'installaient tranquillement en prévision de ce premier week-end de festivités.

Comme l'événement grossit d'année en année, le Festival doit accroître sa capacité d'accueil. Près d'un demi-million$ a été investi cette année pour accroître d'environ 25% la capacité d'accueil de la section VIP aux grandes estrades.

Et près de celles-ci, une façade digne du far-west a été construite avec cinq emplacements pour des kiosques commerciaux, un prolongement de la boutique de souvenirs. Un ascenseur a été aménagé pour les personnes à mobilité réduite.
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