Charles-Olivier Roussel a suffisamment fait bonne impression pour faire le grand club dès sa première année au camp. - Photo L'Hebdo / Éric Massicotte<[:AC:]$P>
Charles-Olivier Roussel entre en scène
Le premier choix aux dernières assises aura la chance de se faire valoir
«C'est motivant de savoir que je vais rester ici», mentionne Charles-Olivier Roussel. Choix de première ronde, troisième au total au dernier repêchage, l'athlète de Saint-Eustache s'attend à jouer sporadiquement, le lot de toute recrue de 16 ans, mais il en faudra davantage pour miner son enthousiasme.
D'ailleurs, son entraîneur Éric Veilleux lui donnera la chance de faire ses preuves au sein d'une équipe déjà bien garnie à la ligne bleue, surtout avec l'arrivée de Sébastien Piché.
«Son utilisation dépendra de ce que nous verrons de lui. Il devra acquérir de la maturité, bien qu'il soit déjà très mature pour un gars de 16 ans», confie Veilleux.
«C'est un défenseur complet qui démontre beaucoup de maturité sur le plan personnel», explique Richard Lafrenière, dépisteur-chef des Cataractes. «Il a toujours été un leader au sein des équipes avec lesquelles il a évolué. Il a connu une progression phénoménale la saison dernière.»
De toute manière, le pilote se voyait mal renvoyer un surdoué, choix de première ronde par-dessus le marché, à son équipe midget AAA dans les Laurentides. «Nous savions qu'il était bon avant qu'il n'arrive ici.»
Le principal intéressé, qui fait 6'01", 188 livres, ne sait pas trop à quoi s'attendre sur le plan des responsabilités. «Peut-être un deuxième tour sur les jeux de puissance. Je n'ai pas d'objectifs bien précis pour cette première saison à part aider l'équipe du mieux que je peux», laisse-t-il tomber.
Il s'adapte bien à l'environnement de la Ligue de hockey junior majeure du Québec. «Je vois bien que les gars sont meilleurs, plus robustes et plus matures.»
Comme tous les p'tits gars, Charles-Olivier a toujours rêvé de jouer un jour dans la LNH. «Le rêve commence à devenir un objectif.» Et cet objectif s'est incarné depuis qu'il a eu la chance de patiner aux côtés de Marc-André Bergeron des Islanders, revenu s'entraîner avec son ancienne équipe au cours des dernières semaines.
«Il nous a dit qu'il fallait faire beaucoup de sacrifices pour accéder et demeurer dans la Ligue nationale. C'est sûr que j'ai pris ce conseil-là».