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Patrick Bernier a-t-il joué son dernier match à Shawinigan?

Pascal Lafrenière par Pascal Lafrenière
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Article mis en ligne le 17 septembre 2007 à 8:00
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Patrick Bernier a-t-il joué son dernier match à Shawinigan?
Patrick Bernier
Patrick Bernier a-t-il joué son dernier match à Shawinigan?
Le titre peut surprendre, mais il se pourrait que Patrick Bernier ait joué sa dernière partie dans l’uniforme des Cataractes. Non pas que le fougueux joueur de 20 ans risque d’être retranché de l’équipe ou même échangé, mais il a reçu une invitation pour participer au camp des Sharks de San Jose de la LNH.
«J’ai reçu l’invitation au lendemain du dernier repêchage. J’en étais très heureux. C’est le camp des recrues et si ça va bien, je peux aller au camp des Sharks», explique avec fierté celui qui pourra passer du temps avec son frère Steve, joueur de cette même équipe. Bernier a quitté Shawinigan le 5 septembre dernier pour la Californie.

De son côté, Éric Veilleux ne tarit pas d’éloges à son égard. «Patrick Bernier pourrait ne pas être de retour cette année. C’est le genre de joueur qui peut facilement être demandé pour un troisième trio dans le rang professionnel mineur. S’il revient pour nous, il sera là pour tuer les punitions et donner du tempo. On a besoin d’un gars comme lui, de son leadership positif dans la chambre avec les jeunes. Il sait ce dont on s’attend de lui. Dans le rôle qu’il connaît et qu’il fait, il est l’un des bons», analyse Veilleux qui sait de quoi il parle lorsqu’il fait référence aux besoins des équipes professionnelles, lui qui a joué pendant neuf ans et qui a participé à cinq camps de la LNH.
Une quatrième année à Shawinigan
«Cet été, j’ai pris cela relax au début. Par la suite, je me suis entraîné en salle trois fois par semaine en plus d'accomplir des exercices biométriques deux fois par semaine avec mon frère Steve et d’autres gars. Ces derniers entraînements me permettent d’améliorer mon coup de patin, surtout sur les courtes distances, comme lorsque l’on sort du coin de la patinoire».
En début de camp, Éric Veilleux disposait de quatre joueurs de 20 ans alors que trois seulement sont permis. Le principal intéressé ne s’en faisait pas outre mesure. «Je savais qu’il y en avait un de trop, mais nous ne savions pas qui partirait. Je suis déçu que ce soit Francis Paré qui ait été échangé, car nous étions amis. Nous avons joué ensemble pendant trois ans. Par contre, si ce n’était pas lui, ç'aurait pu être moi et je veux terminer ma carrière junior à Shawinigan». À sa dernière saison, Bernier dit vouloir en profiter pleinement. «Je suis ici pour m’amuser».

Selon son analyse de l’édition 2007-2008 des Cats, Bernier souligne que l’attaque ne reposera plus seulement sur deux joueurs de plusieurs buts, mais bien sur plusieurs joueurs de 20 buts.

«Nous présenterons une bonne équipe. Tout le monde travaille très fort. Nous alignons de très bonnes recrues qui se révèlent talentueuses et très en forme. Je crois qu’il sera difficile de jouer contre nous cette année. Nous nous montrerons intenses. Il n’y aura pas de jeu de finesse, on va travailler très fort», promet celui qui demeure à Saint-Boniface pendant la saison. «Nos jeunes sont arrivés super prêts et les vétérans, nous les laissons aller. Ils sont super bons. Les joueurs, qui n'affichaient pas une bonne forme, Éric ne les a pas gardés», laisse tomber le numéro 74.
«Je connais mon rôle»
«Cette année je vais avoir un rôle défensif. Je m’attends à jouer beaucoup en désavantage numérique, contre les meilleurs trios adverses ainsi que dans les cinq dernières minutes de la rencontre», relate le sympathique jeune homme qui se donne comme objectif de finaliser ses études secondaires rapidement. Présentement, le hockey prend toute la place pour lui et il ne fait pas de plan à long terme.
«Je vais voir à la fin de la saison ce que je veux faire l’année prochaine. Pour l’instant, je veux aider les plus jeunes. Je veux assumer plus de leadership. Je veux montrer l’exemple comme l’ont fait Sébastien Courcelles et Nicolas Désilets avec moi», analyse celui qui a cumulé 39 points l’année dernière, dont 13 buts.

«Je me souviens que Courcelles ne se gênait pas pour me parler dans la face lorsque je ne faisais que me protéger. Il me disait que je devais accepter de me faire frapper. J’ai appris beaucoup de lui. Pour ce qui de Désilets, il m’a beaucoup marqué, car il travaillait très fort et il faisait preuve de beaucoup d'intensité.»
Un futur capitaine?
Le «C» du capitaine, laissé vacant avec le départ de Kevin Cormier, sera-t-il remis à Patrick Bernier? Le principal intéressé n’en fait pas de cas. «J’espère avoir une lettre, mais la décision revient au coach.
Il n’y a eu aucune discussion sur le sujet». Avec seulement trois joueurs de 20 ans et trois de 19 ans, les chances que Bernier ait une broderie supplémentaire sur son chandail peuvent être bonnes, d’autant plus que le style de jeu préconisé par l’attaquant peut être source d’inspiration pour ces coéquipiers, s’il est de retour bien évidemment.

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