Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
L'Hebdo Mékinac des Chenaux
Banniere Agriculture HD
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les conditions d'établissement s'améliorent

Hugo Lemay par Hugo Lemay
Voir tous les articles de Hugo Lemay
Article mis en ligne le 21 octobre 2007 à 9:01
Soyez le premier à commenter cet article
Les conditions d'établissement s'améliorent
Éric Gagnon est président du Syndicat de la relève agricole en Mauricie. Photo Photo L'Hebdo/Hugo Lemay
Les conditions d'établissement s'améliorent
Les conditions d'établissement en élevage et en agriculture s'améliorent, selon M. Éric Gagnon, président du Syndicat de la relève agricole en Mauricie. Cette branche de l'UPA compte 35 membres de 16 à 35 ans qui soit aspirent à la relève, sont dans un processus ou ont complété l'acquisition d'une exploitation.

Le modèle de la terre nourricière familiale est désuet. Depuis une vingtaine d'années, une spirale fait qu'il y a de moins en moins de fermes, mais elles sont en revanche de plus en plus importantes. Et ce mouvement de croissance n'a pas ralenti.
«La folie d'achat de terres a ralenti», nuance M. Gagnon. «Mais les fermes sont toujours de plus en plus grosses. Et l'achat de quotas en production laitière risquait de mettre en péril certains transferts de propriété. Le prix plafond adopté par la Fédération des producteurs de lait va permettre de faciliter la tâche pour la relève. La spéculation était devenue trop forte.»

Comme pour le lait, des discussions sont en cours pour que la même politique soit établie pour favoriser les éleveurs de volaille.

En production agricole comme dans la PME, la relève ne se bouscule pas au portillon. «Selon un sondage commandé par l'UPA il y a deux ans, la moitié des entreprises agricoles en Mauricie n'ont pas de relève en vue. Et les études du MAPAQ confirment ces chiffres.»

Le syndicat de la relève a pour but de faciliter les relations entre les jeunes et les institutions financières, de même que les programmes gouvernementaux.

Mais il y a plus: l'organisme se fait fort de présenter des conférenciers intéressants lors de ses activités de financement en plus d'offrir les formations, ce qui contribue à retenir ceux qui ont complété leur processus de relève.

«Nous voulons inciter les jeunes à envisager une carrière dans le monde agricole. Oui, les salaires sont intéressants dans les grandes entreprises. Par contre, tu ne peux jamais être sûr de ton emploi. Quand tu es producteur, c'est toi qui contrôles ta destinée.»

Chaque année, le Syndicat organise un voyage dans une autre région pour découvrir d'autres modèles. Voilà deux ans, les jeunes producteurs ont visité une mégaferme de 900 vaches laitières au Vermont. Il n'y a pas de quotas là-bas. Le producteur détient un contrat exclusif, mais les prix fluctuent. «Ça tombait pile avec les tractations de l'Organisation mondiale du commerce.»

L'an dernier, c'était la région de La Pocatière où ils ont visité des fermes laitières et un producteur maraîcher. «Nous avons rencontré un producteur dont la ferme n'était pas très grosse, mais en revanche très performante.»

Et en novembre prochain, ce sera au tour du Lac Saint-Jean avec au menu une ferme laitière, une fromagerie, un élevage bovin et une usine de transformation. «Nous essayons de cibler des entreprises qui reflètent bien leur région.

L'invitation sera transmise aux membres, mais aussi aux non-membres. Question de faciliter la rétention des travailleurs agricoles qui pourraient sentir l'appel de la vocation. Ou simplement pour les motiver à demeurer dans le domaine.

«La Fédération des producteurs de lait travaille aussi pour les projets de relève non-parentés. Les producteurs de volaille aussi.»

Selon les échos qu'il a eus du dernier Congrès mondial des jeunes agriculteurs, il constate que les programmes de relève de l'Union Européenne et de l'Australie se trouvent en avance sur les nôtres. «Et je crois que leurs modèles seraient adaptables chez nous.»

Fait rare pour un jeune producteur, Éric Gagnon siège à l'exécutif régional de l'UPA. Il agit aussi comme administrateur au sein de la Fédération de la relève agricole du Québec.

Le Syndicat de la relève agricole en Mauricie se subdivise en trois cercles pour les MRC de Maskinongé, Des Chenaux et Mékinac, suivant leur importance.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Croyez-vous que l'arrivée des appareils mains-libres pour les cellulaires facilite la conduite automobile?
  • Oui
  • Non