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L'Hebdo Mékinac des Chenaux
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Un beau défi en milieu rural

À la Fût inaugure son salon de dégustations

Hugo Lemay par Hugo Lemay
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Article mis en ligne le 1 novembre 2007 à 15:44
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Un beau défi en milieu rural
Deux gars de l'extérieur, deux de la région, font du brassage une affaire de développement régional. Il s'agit de David Gauthier (Lac-aux-Sables), Philippe Dumais (Québec), Francis Foley (Rosemère) et Pierre-Paul Carpentier (Saint-Tite). Photo L'Hebdo Mékinac Des Chenaux/Pîerre-Yves Roussel
Un beau défi en milieu rural
À la Fût inaugure son salon de dégustations
Deux retours aux sources, deux accès aux sources. Deux gars de Mékinac, deux gars de la ville. Un même objectif toutefois: fonder une entreprise à Saint-Tite. À la fois «en région», à la fois centrale à l'échelle du Québec. Les quatre coopérants de la Brasserie À la Fût célébraient mardi l'ouverture officielle d'une réussite en devenir.
La bière raffinée des micro-brasseries, ce ne serait pas plutôt l'apanage des milieux urbains branchés? «Il y a beaucoup de micro-brasseries en milieu rural. Aussi bien à Mont-Laurier qu'aux Îles-de-la-Madeleine», récuse David Gauthier, de Lac-aux-Sables.

«À Jonquière, tout le monde buvait de la grosse Mol. Puis, graduellement, le monde a découvert La Voix Maltée et a développé un sentiment d'appartenance. Cet attachement, on le retrouve un peu partout où il y a des microbrasseries», renchérit Philippe Dumais.

L'ouverture du salon de dégustation n'est qu'une composante du plan d'affaires. Trois des quatre partenaires détiennent un diplôme de génie électrique de l'École de technologie supérieure. Ils ont aussi développé un appareil pour le service de la bière pression à domicile qui sera commercialisé à moyen terme.

«On ne veut pas opérer un bar traditionnel. Pour veiller et écouter le sport, le 500 est parfait pour ça. En ce sens, nous ne sommes pas en compétition», poursuit Philippe.

Ils visent plutôt la clientèle des 5 à 7 et celle des réceptions corporatives. Ça fait partie des liens qu'ils souhaitent tisser avec les entreprises du milieu. Pour les réceptions, par exemple, ils font préparer des bouchées par «Fine cuisine chez Jacob», situé un peu plus loin sur Notre-Dame.

«On est à la recherche de produits agro-alimentaires locaux. Le principe, c'est d'encourager son voisin. C'est ça la base du développement des régions», lance Philippe.

Ce qui fait la particularité de l'entreprise, ce sont ses petits barils de cinq ou dix litres. Grosso modo, l'équivalent de la caisse de 12 et de la 24. Buffet Isabelle de Saint-Stanislas, qui offre les bières d'À la Fût avec son service de traiteur, peut donc offrir deux ou trois bières différentes. En temps normal, la bière en fût se débite dans des barils de 50 litres, ce qui peut engendrer de grandes pertes.

Deux bars de Montréal offrent aussi leurs produits, dont Vice & Versa, un abreuvoir du boulevard Saint-Laurent opéré par Sébastien Gagnon, un gars de Saint-Adelphe. Un autre bar du Quartier Latin sert aussi les Ma première blonde et autres La Mékinoise et un troisième établissement du quartier Saint-Roch à Québec fera de même sous peu. Comme de raison, ils souhaitent aussi se tailler une place au bar de l'ETS… question de récupérer un peu de leur investissement!

Il y a de la demande. De plus en plus de détaillants veulent leurs bières. Pour 2008, ils ont déjà prévu participer à quelques événements promotionnels. Par exemple le Festival des fromages de Warwick, le Mondial des bières de Montréal, le Bière et Saveurs de Chambly de même que le Festival de la gastronomie de Québec.

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