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La fermeture de l'usine Belgo sème la consternation

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 30 novembre 2007 à 0:06
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La fermeture de l'usine Belgo sème la consternation
L’usine Belgo de Shawinigan fermera définitivement ses portes. Photo L'Hebdo/Marie-Eve Veillette
La fermeture de l'usine Belgo sème la consternation
L’usine Belgo fermera définitivement ses portes dès le début de 2008. Cette fermeture s’inscrit dans un plan d’action visant à redresser les finances de l’entreprise.
La nouvelle est tombée jeudi en fin d’après-midi. Elle a évidemment eu l’effet d’une bombe à Shawinigan puisque ce sont environ 515 travailleurs qui perdront leur emploi.

La société AbitibiBowater, propriétaire de l’usine, vise à réduire sa capacité de production de papier journal et de papier d’impression commerciale d’approximativement un million de tonnes métriques par année au cours du premier trimestre de 2008. C’est dans le cadre de cette réduction que le conseil d’administration a choisi de fermer de façon permanente l’usine Belgo.

Trois autres usines de la société subiront le même sort: celles de Dalhousie au Nouveau-Brunswick, de Fort William en Ontario, et de Lufkin au Texas. D’autres installations seront également fermées pour une période indéterminée. Il s’agit des usines de papier de Donnacona et de Mackenzie (en Colombie-Britannique), ainsi que la machine à papier no 3 de l’usine de Gatineau.
Consternation chez les acteurs économiques
La fermeture de l’usine Belgo a quelque peu pris de court les acteurs économiques shawiniganais.

«Pendant des années, les travailleurs ont fait des concessions qu’aucune autre usine n’a voulu faire pour maintenir les opérations de l’usine et en améliorer la productivité. Aujourd’hui, ils récoltent une fermeture; c’est extrêmement décevant», lance Luc Arvisais, directeur général du Centre local de développement de Shawinigan.

De son côté, le directeur général de la Société d’aide et de développement des collectivités, Simon Charlebois, ne s’attendait pas à une annonce aussi rapide et drastique: «Avec ce qu’on vit dans le secteur manufacturier et la remontée du dollar, on devait s’attendre à des nouvelles du genre. C’est là qu’on voit qu’il faut diversifier notre économie. On doit devenir moins dépendants des grandes industries. C’est le signal qu’il faut mettre encore plus d’énergie et de ressources pour développer des PME et des créneaux d’avenir.»

Des propos qu’appuie le président de la Chambre de commerce du Centre-de-la-Mauricie, Jean-Marc Théorêt: «Les intervenants économiques devront se serrer les coudes et travailler ensemble pour trouver une solution. Il faut aider nos entreprises en place à progresser et aller chercher des subventions et de l’argent à l’extérieur pour en attirer d’autres», souligne-t-il en ajoutant que d’autres acteurs économiques majeurs, comme Alcan et Laurentide, sont susceptibles de fermer sur notre territoire.

Enfin, le député fédéral, Jean-Yves Laforest, voit cette annonce comme une catastrophe pour Shawinigan. «J’aurais préféré que ce ne soit qu’une rumeur. Il y aura des milliers de personnes affectées par cette fermeture, sans compter que l’économie de la région va en souffrir terriblement.»

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