Les deux heureux co-propriétaires de l’école de danse country La Ruée vers l’est, Johanne Lemay, conjointe du professeur Jacques Laberge, trinquent aux succès de leurs élèves en récréation comme en compétition.
Quand le country devient thérapie et passion
L’illustre représentant québécois de la musique country et du mode de vie western, Willie Lamothe de regrettée mémoire, a laissé échappé une phrase célèbre par son contenu plein de sagesse mais dans une forme littéraire aussi musicale qu’humoristique: «Je préfère mourir incompris que de me faire mourir à me faire comprendre.»
D’instinct, il maîtrisait bien cette musique des années 1920 apparue dans le sud-est des Etats-Unis et issue des folklores écossais, gallois et irlandais. Feu Lamothe l’a modernisée pour l’introduire au palmarès de notre folklore québécois avec autant de dérision au début de sa carrière scénique que d’admiration à la fin de sa vie.
Le phénomène de la semaine, Jacques Laberge, est un passionné de l’univers chevalin, de l’alimentation hippophagique, de la danse country et du mode de vie western. Avec sagesse et humour, comme émule de son idole trépassée, Jacques Laberge m’a révélé dans un éloquent langage: «N’importe quel cheval peut être monté comme n’importe quel cavalier peut être désarçonné.» Voilà de la grande science westernisante.
Jacques Laberge est originaire de Saint-Georges de Champlain, résident de la belle région de Normandie, père d’un fils Éric, grand-père d’un petit-fils prénommé Olivier. Cet homme de 57 étés révolus est commis aux pièces d’automobile le jour depuis près de 35 ans de loyaux services et professeur de danse le soir depuis plus d’une décennie. C’est un
homme calme et serein, enjoué et taquin, humble et généreux de sa personne et de son temps, très humaniste et philanthrope. Il sera à la retraite le 8 février 2008 pour devenir un cow-boy à plein temps.
Pénible épreuve transformée en tremplin
A la suite d’une mésentente amoureuse qui dégénère en divorce, Jacques se retrouvera déstabilisé, sans le sou, le cœur envahit de tristesse. Il vivra en profondeur le mal à l’âme, enclavé dans une solitude aussi lourde que néfaste.
Un soir, de retour à son logement vide et froid, esseulé et las d’être abattu et mélancolique, il prendra l’heureuse décision d’en finir avec l’apitoiement en se rendant passer la soirée dans petit bar de la région. Cette sortie transformera son existence. Sur des airs de musique country, il fut ébloui de voir le plaisir et la fraternité qui animaient les gens qui s’adonnaient à la danse en ligne. Il venait de renouer avec la joie de vivre, le bonheur des choses simples et vraies. Il devint rapidement accro de ces soirées entraînantes et humanisantes, véritables boutures de son actuelle passion de vivre, la danse country.
Fulgurante progression
La tête pleine de rêveries, le cœur plein d’espoir, Jacques s’inscrira à d’incalculables cours de danse. Il sera élève doué, deviendra élève modèle, rapidement recruté pour s’associer à une troupe de danseurs country. De 1997 à 1999, Jacques complètera son intensif apprentissage avec tellement d’enthousiasme qu’on lui permettra de participer à des spectacles, à des compétitions où il excellera.
Jacques, ce leader naturel, grand rassembleur qui s’ignore, se voit inviter à enseigner tout ce qu’il a acquis. Ses méthodes d’enseignement et ses chorégraphies plaisent autant qu’elles épatent. On l’invite donc à se joindre à l’Association Canadienne de Danse Country. Il acquiert avec brio les brevets et les certifications d’enseignement professionnel. Mieux encore, il devient trésorier du conseil d’administration de l’A.C.D.C. Fort de ces compétences, il va créer sa propre troupe de danseurs et ses chorégraphies lui vaudront plusieurs premiers lauréats à des compétitions d’envergure provinciale et nationale. A tous les niveaux, Jacques excelle comme prof et fait exceller ses élèves comme danseurs solo, en couples, en partenaires ainsi qu’en troupe.
Professeur de danse dans son bunker
Jacques qui affectionne particulièrement les chevaux autant pour la promenade que pour l’élevage possède une tenue vestimentaire qui reflète son mode de vie. Mais c’est la danse country et l’enseignement qui le font vibrer. Il est même devenu juge pour plusieurs concours majeurs de danse de l’A.C .D.C. au cours de la dernière année. Toutefois, ses joies les plus intenses se résument à l’enseignement qu’il offre aux adeptes qui fréquentent son école sise au 250, de la 106e Avenue à Saint-Georges de Champlain.
Joyeuses fêtes!…
Jean Masicotte
Commentaire mis en ligne le 4 août 2008Je ne sais pas depuis quand cet article est publié mais j'adhère entièrement aux dires de celui-ci. Nous ne fréquentons l'école de Jacques et Johanne que depuis juin dernier et déjà ma conjointe et moi,qui suivons aussi des cours avec un autre prof, sommes d'accord pour dire que Jacques est un excellent prof, d'une générosité peu commune et surtout d'une patience incroyable.
Ce sont deux être attachants qui nous donnent envie de continuer et d'aller plus loin dans ce monde encore un peu inconnu. Ses élèves sont, à l'image de leurs profs, acueillants et chaleureux, ce qui n'est pas donné à tous les écoles de danses de la région.
Bravo à ce couple communicateur !
Jean & Carolle Massicotte