L'histoire derrière les chansons
Lors d'un récent passage en Outaouais, Fred et Nicolas Pellerin ont livré au journaliste Patrick Voyer, de la Revue de Gatineau, la genèse des douze chansons de leur album.
1.Dans la prison de l'ombre: «Je la faisais dans mon dernier show, affirme Fred. C'est l'histoire d'un gars qui était né sans ombre…» «Avec Les Langues Fourchues, je l'ai jouée avec Yves Lambert. Je l'ai faite avec Fred et ç'a 'fité'. Ça m'a permis de la redécouvrir», avoue Nicolas.
2.La lurette en colère: «Une chanson montée il y a 7-8 ans. On n'était pas sûrs de la mettre, mais notre mère a tranché. Et le père l'aimait bien aussi!», admet Fred en riant.
3.Je me roule: «La toune la plus connue, elle swing plus. C'est une histoire triste, un classique revisité. On l'a ralentie parce qu'on pensait qu'à pouvait 'fiter' au ralenti avec quelques fions de flûte…» dit Fred.
4.Le cheval de son maître: «C'est l'histoire la plus country, la plus dark: c'est un gars qui amène une fille dans le bois et la tue. Bon, c'est un peu gratuit, mais elle devait pas être fine-fine pour se faire rentrer le couteau dans le cœur…», ironise Nicolas.
5.L'île aux loups: «C'est inspiré de quelque chose de vrai: un capitaine des Îles-de-la-Madeleine qui meure en mer. C'est une chanson au Je, c'est le défunt qui nous parle», précise Fred.
6.La main sur le cou: «Notre chanson à boire, où le gars aime mieux la bouteille que sa femme, glisse Nicolas. Il dit 'Si tu m'empêches de boire, je vais sacrer mon camp!'»
7.Son joli petit panier: Une chanson composée par l'arrière-grand-père Ernest Philibert. «Il manquait un vers, alors son petit-fils nous a aidés de mémoire. Aujourd'hui, j'habite la maison de Philibert», confie Fred Pellerin.
8.Charretier: «C'est la plus travaillée, la plus structurée. Hein, c'est-tu ça?», demande candidement Fred à son frère. «Souvent, c'était Fred qui faisait sa toune et moi je rajoutais les ambiances. Parfois, c'était nous deux, comme celle-là. Elle était longue (plus de huit minutes), alors on l'a cassée (3:46)!»
9.Ripanpan: «Ça, c'est tiré d'un film de Pierre Perreault sur l'Île-aux-Coudres dans les années 70. C'était un documentaire sur les Mardis gras et on voit les gens chanter ça dans ces veillées-là», raconte Fred. L'originale est plus rythmée que la reprise des Pellerin, qui ont «ralenti» pour le fun plusieurs titres sur l'album!
10.Madame Lefebvre: «La chanson famille, la toune spontanée. On l'a jouée une vingtaine de fois et on a gardé la meilleure. C'est le nanane de la fin», lance Fred. «Ce n'était pas calculé, pas monté. C'est la dernière qui a été enregistrée», ajoute Nicolas.
11.La fille du laboureux: Une chanson inspirée d'une histoire vécue par une famille acadienne qui emménage dans un nouveau village: «Une belle fille débarque et tout le monde veut la voir. Y'en a qui viennent se vanter, mais elle, elle ne veut pas se marier…», dit Fred.
12.Belle Rose: «Une chanson de notre grand-mère, c'était son histoire. Elle chantait ça sur un enregistrement de Réveillon…», indique Fred.