Sur la photo, entourant la mairesse Lise landry, on retrouve en partant de la gauche: Daniel Chauvette, responsable de l'horticulture à la Ville de Shawinigan; René Charest, directeur général de l'Association forestière de la Vallée-du-Saint-Maurice; Mario Lachance, porte-parole du Mois de l'arbre et des forêts; Thierry Boutin, président d'honneur du Mois de l'arbre et des forêts et directeur du parc national de la Mauricie; et Alain Simard, directeur régional du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
Shawinigan lance le Mois de l'arbre et des forêts
Préservation et mise en valeur de la forêt sont des traditions enracinées à Shawinigan
La ville de Shawinigan procédait, ce matin, au lancement régional du Mois de l’arbre et des forêts.
En collaboration avec le ministère des ressources naturelles et de la Faune du Québec et l’Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice, les invités d’honneur ont symboliquement émondé un petit pommier afin d’aider sa croissance.
Cette année, Shawinigan est la ville hôtesse du Mois de l’arbre et des forêts en Mauricie. Comme le souligne le porte-parole de l’événement, l’historien Mario Lachance, «la tradition de préservation et de mise en valeur de la forêt est profondément enracinée dans l’histoire de Shawinigan.»
Le lancement s’est déroulé à la Maison de la culture Francis-Brisson, un édifice datant de 1912 construit pour les employés de la Laurentide Pulp Co. «C’est un lieu symbolique», relate Mario Lachance. «La Laurentide a été fondée en 1897 et c’est une pionnière dans la préservation de la forêt. Dès 1912, Elwood Wilson a mis sur pied une pépinière pour la compagnie. Une initiative qui s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui et qui est actuellement opérée par le ministère des Ressources naturelles.»
M. Lachance rappelle aussi que dès 1915, la Shawinigan Water and Power engage la firme Olmstead Brothers de Boston, la même qui a aménagé le Central Park de New-York, pour réaliser plusieurs aménagements urbains près de ses centrales et pour créer, en 1921, le parc Saint-Maurice. On a alors réalisé un programme de plantation d’arbres le long des rues du centre-ville. Puis, dès 1926, une Société d’horticulture voit le jour à Shawinigan.
«À l’image du slogan «Nés pour grandir», cette tradition se perpétue aujourd’hui sous le signe de l’innovation», ajoute M. Lachance. «Shawinigan est une des premières villes au Québec à se doter d’une commission de l’environnement. Un plan d’aménagement forestier a été dressé pour ses espaces naturels. On a même créé un site permanent d’éducation forestière en bordure de la rivière Saint-Maurice.»
En fait, Shawinigan a participé activement à la naissance et au développement de l’industrie forestière au Québec et continue, après plus d’un siècle, à apporter sa contribution en poursuivant une tradition d’excellence marqué par le sceau de l’innovation.
Philosophe, l’historien Mario Lachance termine sur cette pensée: «Shawinigan, tel un arbre, possède de solides racines avec un tronc majestueux qui porte l’empreinte d’un passé prestigieux dont les branches, alimentées par la sève et l’énergie des contemporains, permettront aux générations futures d’élever sa cime vers des sommets lumineux.»