Le secteur Grand Bassin du Parc de la rivière Batiscan pourrait offrir un nouveau type d’hébergement grâce à un partenariat avec un promoteur privé. Un projet de construction de chalets est dans l’air. Photo L'Hebdo/Marie-Eve Veillette
Projet immobilier à proximité du Parc de la rivière Batiscan
La municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan modifiera sous peu le zonage d’un terrain situé à côté du Parc de la rivière Batiscan afin de permettre la construction de chalets locatifs.
Une assemblée publique de consultation avait lieu le 7 avril dernier pour présenter le projet aux citoyens. Ceux qui étaient présents se sont d’ailleurs interrogés sur la pertinence de modifier le zonage actuel, puisqu’il permet déjà la construction de chalets ou de résidences…
La réponse à ces interrogations est venue de la directrice générale de la municipalité, Line Blais. Selon elle, le zonage doit tenir compte du fait que les chalets qui seront construits sur le terrain seront loués. «Ce sera considéré comme un mini hôtel. Le terrain doit donc être zoné en conséquence.»
Les prochaines étapes du processus devraient s’échelonner sur trois mois, soit le temps nécessaire pour modifier un règlement de zonage. «Le conseil municipal doit adopter deux projets de règlement, puis un règlement final. Ensuite, la MRC doit donner son approbation. Selon toute vraisemblance, la construction devrait pouvoir débuter dès cet été, si le promoteur le désire.»
Ce promoteur est Gilles Germain, que L’Hebdo a tenté de joindre à plusieurs reprises, sans succès, pour obtenir plus de détails sur son projet. Selon les informations fournies par la municipalité, M. Germain projetterait de construire quatre ou cinq chalets qu’il louerait à des usagers du Parc de la rivière Batiscan.
Jean Huard, directeur général du Parc, précise que c’est son organisation qui se chargerait de la gestion de ces chalets durant la période estivale. «On prendrait les réservations, en plus de voir à l’entretien ménager et de faire la promotion des chalets. En contrepartie, on recevrait un pourcentage de l’argent lié à la location. Ce serait, en quelque sorte, un partenariat gagnant-gagnant avec le promoteur. Toutefois, aucun protocole d’entente n’a encore été signé. On attend de voir si le dézonage sera fait», détaille-t-il.
Par ailleurs, aucun échéancier n’a été soumis au Parc pour la réalisation du projet. «C’est entre les mains du promoteur. Ça fait un an ou deux que l’idée a été lancée, et M. Germain semble vouloir aller de l’avant avec ça cette année. De notre côté, on lui a signifié qu’on adhérait pleinement à son projet et qu’on serait prêt à faire notre part au moment opportun.»
Ces chalets constitueraient un nouvel attrait pour le parc. Ils s’ajouteraient aux tentes de type prospecteur comme hébergement solide et permanent. «Nos sentiers passent déjà sur le terrain ciblé par la demande de modification de zonage, étant donné que nous avons des droits de passage sur certains terrains avoisinants. Il s’agit, actuellement, d’un secteur rustique. Quant à savoir quels services y seront aménagés, ça reste à voir avec le promoteur», de conclure M. Huard.