Photo, Transcontinental Médias, Mauricie
L’avenir de l’usine Laurentide se joue cette semaine
Entente de principe sur le plan de relance
Le sort de l’usine Laurentides d’Abitibi-Bowater est définitivement entre les mains de travailleurs. Ils ont à se prononcer cette semaine sur le plan de relance concocté par les syndicats et la direction.
Une entente de principe est intervenue à la fin de la semaine dernière au terme de 19 jours de négociations intenses. Le délégué national du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier, Claude Gagnon a refusé pour des raisons évidentes d’entrer dans le détail.
« Nous nous sommes entendus sur le coût de production de 580$ la tonne, sur l’organisation du travail et pour s’assurer que nous aurons de hauts niveaux de productivité. » Ce sont les conditions dites essentielles pour assurer un avenir meilleur.
Rappelons que Québec a assuré la direction d’un approvisionnement en matière première à faible coût. Il s’agit aussi d’une condition importante dans le processus.
Selon ce qu’il nous a été donné d’apprendre, la direction à Montréal est au fait du plan et l’appui. Elle attend le feu vert des employés. « Il y aura des assemblées générales à compter de ce mercredi. Le vote se tiendra jusqu’à 16h30 jeudi », d’indiquer Claude Gagnon.
Le temps pressait puisque l’échéancier imposé par la compagnie pour en arriver à une entente se termine vendredi qui vient. Il est fort de croire cependant que la survie de l’usine passera par de nouvelles attritions dans les emplois. Là-dessus, impossible d’en savoir plus.