En avril, la toiture du Calvaire a été refaite dans le matériau d’origine, soit en tôle à la canadienne. Photo L’Hebdo/Marie-Eve Veillette
Le Calvaire de Sainte-Geneviève retrouve ses airs d’antan
Il sera mis en valeur cet été
Le Calvaire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan s’est refait une beauté au cours des dernières années, sous l’initiative de la Société historique locale.
Au cours de l’été, ces travaux de restauration seront mis en valeur de diverses façons. Entre autres, le Calvaire sera illuminé et un panneau relatant l’histoire du monument sera installé à proximité. Ensuite, la Société historique remettra le Calvaire à la municipalité lors d’une cérémonie officielle.
Un long vécu
Le Calvaire de Sainte-Geneviève est le deuxième plus vieux du genre au Québec. Il faisait partie d’un Chemin de croix construit en 1827 et situé dans la rue Petite-Pointe, près de l’église. Avec le temps, ce dernier s’est détérioré et a finalement été détruit. Seul le Calvaire a été préservé, puisqu’il a été donné à la population de la rivière à Veillet afin qu’elle en assure l’entretien.
«Les gens l’ont transporté là-bas et en ont fait l’entretien durant plusieurs décennies, raconte le président de la société d’histoire, Guy Héroux. Or, plus les années passaient, moins il y avait de personnes pour poursuivre le travail. La Société historique a donc décidé de reprendre le flambeau, en 1985. On a alors fait refaire le plancher, les rampes et la peinture, à deux reprises. En 2004, on s’est rendu compte que le Calvaire était sur le point de s’écrouler. On est donc parti à la recherche de subventions.»
La Société historique a réussi à obtenir des fonds du Pacte rural, de la municipalité, de la caisse populaire locale et de particuliers. Elle a aussi approché le ministère des Affaires culturelles, qui lui a demandé de déménager le Calvaire sur un site municipal, visible et facilement accessible avant de lui octroyer une subvention.
«On l’a déménagé en 2005 sur le terrain de la Fabrique, qui a accepté de conclure un accord avec la municipalité afin de répondre aux critères du ministère. Ainsi, advenant que la Fabrique veut vendre le terrain, la municipalité a une option d’achat. D’un autre côté, la municipalité s’est engagée par voie de résolution à acheter cette portion de terrain au moment opportun.»
Suite à ces démarches, la Société a obtenu une réponse favorable du ministère, et les travaux majeurs ont pu commencer. «Jusqu’à présent, on a investi près de 30 000$ sur le monument. La structure a été complètement refaite puisque les poutres de bois d’origine étaient à bout d’âge. On les a remplacées par des répliques exactes, mais renforcées avec des poutres d’acier à l’intérieur. Un spécialiste local a également restauré le Christ. Puis, en avril, la toiture a été refaite dans le matériau d’origine, soit en tôle à la canadienne.»
Rafraîchi, le Calvaire affiche fièrement toutes ses splendeurs d’antan. Il fait honneur à son titre de «monument à caractère historique».