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Les dépanneurs déterrent la hache de guerre

La contrebande de tabac fait mal à plusieurs commerçants

Martin Sylvestre par Martin Sylvestre
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Article mis en ligne le 4 juin 2008 à 17:04
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Les dépanneurs déterrent la hache de guerre
Le propriétaire de dépanneur Michel Gagnon et Michel Gadbois, vice-président principal de l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation, ont présenté les grandes lignes de la nouvelle Coalition nationale contre le tabac de contrebande. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Les dépanneurs déterrent la hache de guerre
La contrebande de tabac fait mal à plusieurs commerçants
Assez c'est assez! Voilà le fond de la pensée de l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA) à propos de la contrebande de tabac. C'est justement pour contrer cette problématique que le regroupement a créé dernièrement la Coalition nationale contre le tabac de contrebande.
Selon Michel Gadbois, vice-président principal de l'ACDA, en ce moment la contrebande de tabac se situe sensiblement au même niveau qu'en 1994, moment faste pour les groupes criminels qui écoulaient la marchandise illégale. Pour les propriétaires de dépanneur, qui doivent assumer des pertes de milliers de dollars, l'impact financier est indéniable.

«Nous pressons les gouvernements d'agir. Depuis cinq ans, nos membres ont dû assumer un manque à gagner d'environ 1,5 milliard de dollars. Pour nous, la solution à la contrebande de tabac demeure une baisse des taxes afin de freiner la croissance qui se situe à près de 40 %. Quand on sait qu'une cartouche de cigarettes sur le marché noir peut se vendre à six dollars au lieu de 70 dollars et que les taxes sont responsables en bonne partie de ce prix ça fait une bonne différence», déplore M. Gadbois.
L'impact chez les détaillants
Michel Gagnon, propriétaire d'un dépanneur près de Gentilly, évalue ses pertes nettes à environ 32 000 $ l'an dernier. D'après lui, les impacts de la contrebande de tabac frappent davantage dans les petits villages.

«On m'a déjà offert de vendre des cigarettes de contrebande à dix dollars la cartouche. Je ne peux pas parler pour tout le monde, mais c'est certain que d'autres commerçants peuvent s'être laissés tenter», convient-il.
Les jeunes les plus touchés
Il n'y a pas que les adultes qui font les frais de la contrebande de tabac. Selon une étude commandée par l'ACDA, les cours d'écoles sont un marché très lucratif pour les vendeurs illicites. «Le taux de pénétration est de 30% chez les jeunes, le même que chez les adultes», avance Michel Gadbois.
Pas l'appui de tous
Pour sa part, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac se refuse à joindre les rangs de la Coalition nationale contre le tabac de contrebande même si parmi ses objectifs elle vise l'élimination de ce fléau. Par voie de communiqué, Louis Gauvin, coordonnateur de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, a fait savoir que même si le but avoué de l'ACDA de protéger ses membres est bien louable, il est encore loin des mêmes préoccupations de son association. Ces dernières sont de veiller à la bonne santé des gens, ce que le tabac ne fait pas qu'il soit légal ou non.

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Jacques Dallaire

Commentaire mis en ligne le 6 juin 2008
Concernant les dépanneurs qui veulent déterrer la hache de guerre suite aux ventes illégales de cigarettes, encore une fois on voit l'inertie de préférer demander au gouvernement de baisser les taxes plutôt que d'exiger
de mettre fin à ce fléau en faisant respecter par tout le monde les lois en vigueur.
Si une demande de baisse de taxes est demandée ce sont tous les québecois qui souffriront d'un manque à gagner
pour le gouvernement et qui n'empêchera pas ce traffic
très lucratif de continuer.

Conclusion: Bien plus facile de faire ce que l'association des dépanneurs veut faire que de se battre.

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