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Philatéliste de cœur

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 4 août 2008 à 7:46
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Philatéliste de cœur
Gaston Kirouac collectionne les timbres depuis plus de 70 ans. Photo L'Hebdo/Marie-Eve Veillette
Philatéliste de cœur
Le Castor, le Bluenose, le Fleming… Ces noms ne signifient pas grand-chose pour une bonne partie de la population. Ils sonnent toutefois doux aux oreilles de l’ex-curé de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Gaston Kirouac, puisqu’ils évoquent une page d’histoire de la passion qui l’anime depuis toujours: la philatélie.
Des timbres, ce sage retraité en a manipulé une quantité phénoménale au fil des ans. En fait, ces petits bouts de papier le fascinent depuis qu’il a 10 ans. «Mon frère et moi nous étions bâti une petite collection. Certains timbres provenaient d’Allemagne et arboraient la croix gammée d’Hitler. C’était en 1936 ou 1937. Ça a développé mon goût pour la géographie et l’histoire. Je voulais posséder des timbres de tous les pays!», se rappelle-t-il.

Son voeu, il l’a presque exaucé 70 ans plus tard. Durant toutes ces années, il a vu défiler entre ses doigts des timbres de partout sur la planète, en provenance d’aussi loin que la Chine, la République de Vanuatu et les Îles Cocos, qui comptent à peine 625 habitants. Ses contacts fréquents avec des prêtres de missions étrangères et les filles de Jésus, devenus des amis, l’ont bien servi dans sa quête de ces précieux trésors. «Connaissant mon intérêt pour les timbres, ils m’en font parvenir plusieurs à chaque année», souligne M. Kirouac.

D’ailleurs, depuis quelques années, ces collaborateurs précieux ont droit à un juste retour des choses puisque Gaston Kérouac se départit de plusieurs timbres excédentaires en vue de recueillir des fonds pour les missions étrangères. «Cette cause me tient particulièrement à cœur. Il ne faut pas oublier que je suis prêtre avant toute chose», exprime-t-il.
De quoi s’occuper
Au fil des ans, Gaston Kérouac a accumulé une bonne quantité de timbres qu’il n’a pas encore eu le temps de classer et de traiter. «Chose certaine, j’ai de quoi me tenir occupé depuis que je suis à la retraite!», lance-t-il en riant.
Il faut dire que s’il s’adonne aujourd’hui de façon intensive à son passe-temps, cela n’a pas toujours été le cas par manque de temps dû à son travail.

«Quand je suis rentré au Séminaire, j’ai mis de côté ce loisir, sans toutefois cesser de m’y intéresser. J’ai commencé à refaire activement de la philatélie lorsque j’ai obtenu un poste d’enseignant au Séminaire de Trois-Rivières, dans les années 1970. À l’époque, j’ai même démarré un club de philatélie – Les Castors Collectionneurs –, dont le nom évoquait le premier timbre canadien, émis en 1851 et représentant un castor. Ce sont mes élèves qui avaient choisi ce nom», se remémore M. Kirouac.

Pour ce philatéliste de passion, ce club, qui comptait une quarantaine d’élèves, a servi d’outil de formation et d’éducation. Faisant partie de la liste de cours optionnels, cette classe montrait non seulement aux élèves comment construire une collection, mais elle leur enseignait aussi certaines valeurs et qualités.

«Je mettais l’accent sur trois qualités essentielles: le sens de l’observation, pour être capable de relever tous les détails d’un timbre; la propreté, pour bien le conserver sans qu’il perde de sa valeur; et l’honnêteté, pour obtenir ou payer un prix juste pour chaque timbre. J’insistais aussi beaucoup sur le volet culturel car, pour moi, un timbre, ça raconte toujours une parcelle d’histoire d’un pays, que ce soit sur le plan de la culture, de la politique, de l’économie, des ressources naturelles ou autres.»

Quand Gaston Kirouac a été promu directeur général du Séminaire de Trois-Rivières, il a cessé de donner ses cours et de pratiquer la philatélie pour se consacrer à ses nouvelles fonctions durant cinq ans. Il a ensuite accepté le poste de curé à Sainte-Geneviève-de-Batiscan; poste qu’il a occupé durant 17 ans (dont 15 ans, simultanément, à Saint-Stanislas).

La retraite venue, il est retourné à ses anciennes amours. «J’en profite pleinement!»
Plus pareil…
Aujourd’hui, Gaston Kirouac constate avec un certain regret que la philatélie n’est plus aussi populaire qu’elle l’a été, il y a une trentaine d’années. «L’engouement pour la philatélie a chuté. C’est un peu comme la messe du dimanche!», illustre cet ancien curé.

Il rappelle qu’au Québec, 35 clubs de philatélie sont actifs. «Seulement 4 ou 5 d’entre eux ont une section jeunesse. C’est peu. Pourtant, dans les années 1970, les jeunes s’intéressaient beaucoup à ce loisir, note M. Kérouac. L’an passé, le Cercle Philatélie Mauricie, dont je suis membre, a tenté de rejoindre les jeunes en mettant sur pied une promotion intéressante, qui consistait à leur remettre, au total, 100 timbres oblitérés. Un seul jeune s’est présenté…»

Malgré tout, Gaston Kirouac demeure disponible pour aider les gens, jeunes et moins jeunes, à démarrer une collection de timbre. Le Cercle Philatélie Mauricie est aussi une bonne référence pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux timbres. Les rencontres du Cercle reprennent le 21 septembre prochain, dès 13h, à la cafétéria du Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières (entrée par la rue Laviolette).

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alex

Commentaire mis en ligne le 5 août 2008
bonjour,
étonnant, les îles coco dans l'Océan Indien !
Pareil pour le Vanuatu qui se situe dans le Pacifique, cf ce site http://www.voyage-vanuatu.fr

Chez nos voisins


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