Mariette Gilbert est présidente de l’AFEAS au Québec. Plus de 400 de ses membres convergeront vers Trois-Rivières jeudi pour participer au congrès provincial.
L’Hebdo Journal
Près de 400 femmes de 12 régions attendues à Trois-Rivières
Elles discuteront du droit de mourir, de logement, de polygamie…
Dans le cadre du 42e congrès provincial de l’AFEAS, quelque 400 femmes des 12 régions du Québec se donnent rendez-vous à Trois-Rivières cette semaine pour discuter des prochains défis qu’aura à relever notre société.
Pour la présidente Mariette Gilbert, les défis de bâtir un monde meilleur sont nombreux si on considère que 23 propositions seront débattues en tables rondes, puis en plénières, à l’hôtel Delta Trois-Rivières, du 21 au 23 août.
«Certaines années, nous avons déjà débattu jusqu’à 42 propositions. Cette année, il y en a 23, alors nous aurons le temps de répondre aux interrogations, comme l’allocation logement, la résiliation de bail, le droit de mourir dignement de même que l’acharnement thérapeutique qui figurent au cœur des discussions», confie Mme Gilbert, une retraitée du réseau des bibliothèques publiques du Témiscamingue, impliquée dans le mouvement depuis plus de 25 ans.
Résidente de Longueuil depuis quatre ans, Mme Gilbert peut aussi bien saisir les problématiques autant urbaines que rurales. Au niveau des points de discussion émanant de la Mauricie, on retrouve le sujet de la polygamie. L’AFEAS Mauricie veut que l’on demande aux gouvernements du Québec et du Canada de refuser l’immigration des familles polygames. La région suggère aussi aux ministres du Travail et de l’Emploi et de la Solidarité du Québec de hausser le salaire minimum pour qu’il atteigne l’indice du faible revenu .
Les dossiers de la desserte des nouvelles régionales par Remstar, les crédits d’impôt, l’assurance parentale, l’interdiction de ventes de boissons énergisantes ainsi que le libre choix aux parents pour l’enseignement religieux ou moral à l’école figurent parmi les sujets d’intérêt soulevés par les membres.
«Nous continuerons nos batailles pour la reconnaissance du travail invisible des femmes. Nous devons reconnaître des avantages aux femmes qui doivent délaisser leur travail pour fonder une famille, mais qui reviennent après avoir subi des pertes à leurs conditions de travail, qu’il s’agisse de cotisations aux fonds de pension, etc., de même que pour les femmes aidantes, qui doivent délaisser leur emploi pour soutenir les leurs dans des situations de maladie ou autres, et qui sont pénalisées à leur retour», explique la présidente.
Appelée à parler de son mouvement, elle soutient que l’AFEAS regroupe plus de 12 000 membres au Québec, soit le tiers par rapport à ses débuts, le passage des générations étant difficile, considérant les obligations des femmes à concilier travail et famille.
Questionné sur le fait que l’AFEAS obtienne bien peu de visibilité nationale, Mme Gilbert l’explique par le réflexe des médias nationaux à se tourner vers la Fédération des femmes lorsqu’il y a un débat au sujet des femmes, même si son organisation est représentative du Québec. «Nous avons peu de moyens pour nous promouvoir et nous sommes très présents au niveau régional».
Elle précise que l’AFEAS est libre de toute association au sujet de la religion. «Nous sommes un organisme d’inspiration chrétienne, c’est-à-dire au niveau des valeurs, mais sans aucune restriction au niveau des religions.
Le coup d’envoi du congrès se fera jeudi soir alors qu’Angéla Stoica, animatrice en multiculturalisme, guidera le débat autour d’une discussion sur les «Femmes d’ici et Femmes d’ailleurs».
Lancement de campagne sur l’achat local, exposition et reconnaissance à l’implication des femmes se retrouvent aussi au menu.
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