Marcel Forest s'est fait filmer pendant les préparatifs du saut et sa chute de plus de 11 000 pieds. Il conserve précieusement le DVD qui lui rappelle les émotions vécues il y a quelques jours. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Faire le grand saut à 80 ans
Rien n'arrête Marcel Forest. L'actif Shawiniganais de 80 ans a su repousser les limites de l'extrême il y a quelques jours en sautant d'un avion à plus de 11 000 pieds. M. Forest voulait retenter l'expérience du parachutisme, plus de 50 ans après son dernier saut.
L'adrénaline reliée à l'altitude, celle due au fait de se jeter en bas de l'avion, la chute libre; tous ces éléments mis ensemble ont fait en sorte que Marcel Forest voulait plus que tout se jeter à nouveau dans le vide. Malgré ses 80 ans bien sonnés, l'expérience a été plus que concluante, puisqu'il ne cache pas son envie de tenter le coup à nouveau, si l'occasion se présente.
Avant de sauter avec l'équipe de Parachutisme Adrénaline de Trois-Rivières il y a deux semaines, Marcel Forest avait sauté, il y a plus de 50 ans. M. Forest faisait partie du 1er Bataillon aéroporté du Royal 22e Régiment. Dès l'âge de 22 ans, il s'exerçait à sauter d'un avion. «J'ai sauté avec du stock plus lourd que ce que je pesais. Nous devions nous entraîner à sauter, nous départir du parachute et l'enterrer», se souvient M. Forest.
Il voulait absolument revivre l'adrénaline d'un saut en parachute. Il se souvenait de la sensation procurée par cette activité extrême. «J'ai toujours été un amateur des choses qui ont un rapport avec l'armée. Un jour, je voyais des gens qui sautaient en parachute à Saint-Jean-Chrysostome. J'ai demandé si je pouvais également sauter un jour. On m'a répondu: "Pourquoi vous ne pourriez pas?"», ajoute-t-il.
Les préparatifs pour le saut en parachute ont alors débuté. Bien entendu, le médecin de Marcel Forest avait son mot à dire, son accord à donner.
Son excellente condition physique a permis à l'octogénaire de se trouver dans l'avion pour un saut en tandem. Sa belle-fille Hélène Gélinas l'accompagnait dans l'aventure également épaulée par un instructeur. Ils s'étaient motivés ensemble à faire le grand saut. Si M. Forest avait déjà près d'une quinzaine de sauts à son actif, Mme Gélinas en était quant à elle à sa première expérience.
«Ce n'était pas juste un défi. Je voulais le refaire. C'était important de revivre l'expérience», ajoute-t-il, encore emballé.
Après avoir vu M. Forest repousser ainsi les limites, la famille de ce dernier devait être bien contente de le retrouver… les deux pieds sur la terre ferme.