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L’après élection

Michel Scarpino par Michel Scarpino
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Article mis en ligne le 15 octobre 2008 à 14:02
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L’après élection
L’après élection
Le sondage l’avait annoncé la semaine dernière, le bloquiste Jean-Yes Laforest a remporté le scrutin face à ses adversaires de quatre autres formations politiques. Pourtant, il ne fallait pas minimiser les chances de Stéphane Roof, qui bénéficiait d’une bonne machine électorale.

La semaine dernière, dans cet espace, il avait été question des dossiers locaux dont il faut traiter lors d’une campagne électorale. Le sujet national, qui a marqué la campagne, est la crise financière, celui de la région sera certes la crise qui secoue depuis longtemps l’industrie forestière.

Dans les médias, au lendemain des élections, on disait déjà que Jean-Yves Laforest devra avoir cet épineux dossier à son agenda, puisque notre économie est marquée au fer rouge depuis trop longtemps par cette tourmente.

S’il reconnaît que le gouvernement doit venir en aide financièrement aux employeurs et employés touchés par cette crise, il s’agit là d’un premier cheval de bataille pour ce second mandat de M. Laforest. Et il devra être tenace.

En cette période d’incertitude, où les mises à pied se succèdent à un rythme effarant dans toutes les régions du Québec, les électeurs se tournent vers leurs élus et leur réclament de véritables actions. La région fait déjà son bout de chemin en ce sens avec la tenue d’un symposium forestier, le 25 novembre prochain, au Complexe culturel, où il sera question de diversification forestière.

Vivement la fin des élections qu’on puisse passer à… l’élection provinciale? Bien malin qui peut prédire la date d’un prochain scrutin présumément alimenté par quelconque crise au parlement. Tous les journalistes politiques s’entendaient au lendemain de l’élection : le « timing » serait mal choisi par Jean Charest et son entourage pour solliciter un mandat majoritaire à l’Assemblée nationale. Harper et ses troupes l’ont appris mardi soir.

Surtout qu’une élection, c’est une facture de quelques centaines de millions de dollars, un montant que plusieurs victimes de la crise forestière aimeraient plutôt voir transformé en aide financière, tant qu’à faire.

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