Une employée du centre de tri. (Photo collaboration spéciale)
Jeunesse Canada Monde au Centre de tri à St-Étienne-des-Grès
Par S.E Wilfried TCHEKPO & Anna LABERGE
En compagnie de l’école secondaire Champagnat, les 18 participants de Jeunesse Canada Monde (JCM) se sont rendus, le mercredi 8 octobre dernier, aux côtés de leurs superviseurs au centre de tri de St-Étienne-des-Grès. L'objectif : voir comment le centre traite les matières résiduelles produites par milliers de tonnes par jours dans la région de la Mauricie. Une visite guidée qui s’est achevée avec grande satisfaction.
Nonobstant le froid de ce mercredi matin, il fallait embarquer à bord de l’autobus. Tellement, l’envie de découvrir le fameux centre de tri dont on parle tant était grande. L’enthousiasme et la curiosité affichés à l’arrivée par les participants en étaient des preuves tangibles.
La visite commence par le site d’enfouissement des déchets non recyclables et le site de traitement des eaux usées. Sur une vaste surface, l’on a réalisé de grandes fausses. Si certaines sont déjà remplies et refermées, d’autres étaient encore à ciel ouvert; donc, les participants pouvaient voir de loin (il est interdit aux personnes étrangères de descendre dans les fausses), explication à l’appui, le processus d’enfouissement des déchets. Des camions spécialisés, remplis d’ordures, viennent tous les jours sur le site. Ils y déversent leurs contenus et au fur et à mesure, d’autres engins les étalent. Mais avant, l’on a mis au fond de la faussé des couches de membranes, l’une après l’autre histoire de filtrer les déchets et de recueillir au moyen de canaux souterrains les eaux qui en découlent. Ces eaux sont drainées ailleurs pour traitement. Au soir de la journée, les couches d’ordures sont revêtues de sable. Et le même processus reprend le lendemain jusqu’à ce que les fausses soient remplies. Au finish, on recouvre l’ensemble d’une autre couche de membranes pareilles à celles enfouies dans le sol. On vient ainsi de réaliser un emballage de déchets recouvert de sable. Sur le sol obtenu après la dégradation des déchets, dit le guide, on ne peut établir un habitat humain. Par contre, on pourrait en faire un terrain de jeu (en exemple le golf) ou la végétation s’y établir. Le site peut recevoir encore de matières résiduelles pour une trentaine d’années. Il faut souligner que les déchets entassés produisent du biogaz qui est récupéré par le centre et cédé à une entreprise qui l’exploite sur place. En contrepartie, cette dernière réalise les fausses au centre.
Non loin du site se dressent des étangs de récupération et de traitement des eaux usées. À ce lieu arrivent toutes les eaux (les boues de vidange comprises). Elles sont soumises à une forte température histoire de les débarrasser des bactéries nuisibles; s’en suivent d’autres traitements chimiques et l’eau recueillie est finalement rejetée dans la rivière St-Maurice.
Dans la salle de tri, ce qui frappe au premier regard reste la machinerie. Des appareils installés en chaîne sélectionnent, tour à tour, des matières recyclables données : les plastiques, les bouteilles, les papiers de journal, les papiers carton, les boîtes de conserve et autres. Des agents attentifs s’attellent le long des machines à relever et à enlever de la chaîne les matières non recyclables comme les verres de styromousses, les mélanges de carton et d’aluminium. Une fois le tri terminé, les matières recueillies sont vendues à des sociétés pour leur recyclage. Elles retournent vers les consommateurs, et le cycle reprend. Le centre récupère aussi de grosses matières recyclables, mais qui ne nécessite pas un tri comme les pneus, du bois, etc. Le centre de tri est une propriété des municipalités de la Mauricie. Elle tient son financement des frais de traitement industriel des matières résiduelles envoyées par les villes clientes, dont La Tuque.