OPINION- Le courageux député
Monsieur le député de Berthier,
Je ne vous connais pas, et c’est dommage.
Je vous ai entendu dire au bulletin de nouvelles du samedi 25 octobre qu’il n’était pas question pour vous de quitter votre parti, l’ADQ. Une sorte de cri qui jaillissait dans les airs comme le flot de pétrole fuse d’un puits. Un cri qui frôlait même la colère.
Cela s’appelle un cri du cœur.
Et cela m’a plu, Monsieur.
On ne décide pas d’aller en politique comme on choisit de vendre des chaussettes ou de la saucisse. On décide d’aller en politique parce que l’on croit en certaines choses, en certaines valeurs. Et le parti que l’on choisit représente ces valeurs. Vous avez opté pour l’ADQ et, malgré la tempête, vous avez décidé de rester à bord.
Cela s’appelle du courage.
Et cela me plaît, Monsieur.
Je n’ai jamais voté pour l’ADQ. Je n’habite pas votre comté. Mais quelque chose me dit que vous devez être un bon député parce qu’au départ, vous respectez votre parti, mais surtout les gens qui vous ont élu.
Cela s’appelle de l’intégrité.
Et cela me plaît, Monsieur.
Monsieur Benjamin, je ne vous connais pas, mais vraiment, j’aimerais bien, car votre courage et votre intégrité dégagent un parfum de fraîcheur dans un monde qui commence à empester.
- Marie-Andrée Denis
Résidente de Champlain