La concertation entre tous les acteurs de l'agroalimentaire dans la région est la clé du succès croit André Massicotte, nouveau president du Réseau agroalimentaire de la Mauricie. (Photo L'Hebdo Mékinac Des Chenaux)
Vers une concertation fructueuse dans le secteur agroalimentaire
La Mauricie regorge d'entreprises agroalimentaires en bonne santé. Elles offrent des produits délicieux et diversifiés qui méritent une attention accrue de la population locale. C'est du moins l'avis exprimé par le nouveau président du Réseau de développement agroalimentaire de la Mauricie, André Massicotte.
«On n'a pas encore pleinement conscience de tout ce qui est produit chez nous, croit le Champlainois de 36 ans. Cela m'indique qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour en maximiser la promotion. Et à ce chapitre, nul doute que la clé du succès réside dans la concertation entre tous les acteurs de l'agroalimentaire.»
Ainsi, producteurs, transformateurs, distributeurs, détaillants et restaurateurs seront de plus en plus appelés à travailler main dans la main pour éveiller, chez les consommateurs, le goût de découvrir les produits de la région.
«Ils doivent prendre conscience de l'importance d'une franche collaboration entre eux. C'est d'ailleurs principalement sur ce point que le Réseau de développement de l'agroalimentaire de la Mauricie a agi depuis sa fondation, en 1999, notamment en organisant diverses promotions, activités, rencontres et conférences.»
Selon lui, les acteurs de l'agroalimentaire devront également tout mettre en œuvre pour mieux sensibiliser les consommateurs au fait que chacun de leurs achats a une incidence directe sur l'économie locale.
«Les grandes chaînes d'alimentation essaient de standardiser ce que l'on mange, poursuit André Massicotte. Mais nous, comme consommateurs, avons le droit réclamer des produits de la région: non seulement nous en avons d'excellents, mais leurs fabricants créent de l'emploi chez nous. Pensons seulement à la Pâtisserie Chevalier de Shawinigan-Sud, à la Boulangerie Guay de Pointe-du-Lac ou à la Crèmerie de Trois-Rivières, qui engagent à elles seules plus de 300 personnes.»
Dans un autre ordre d'idées, le Réseau tentera, au cours des prochains mois, d'intéresser un maximum d'intervenants agroalimentaires à s'impliquer activement dans ses activités, car actuellement, sa survie dépend uniquement de l'appui des organismes gouvernementaux.
«Nous souhaitons nous restructurer en fonction de l'intérêt des gens que nous desservons, de conclure André Massicotte. Si tout le monde croit en la concertation, nous pourrons accomplir de grandes choses.»