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Pour mettre en valeur le travail des agricultrices

Andrée-Anne Trudel par Andrée-Anne Trudel
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Article mis en ligne le 25 octobre 2006 à 10:11
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Pour mettre en valeur le travail des agricultrices
Claire Désaulniers siège à la fédération de l'UPA de la Mauricie, et c'est autour de cette table qu'elle peut émettre son point de vue au nom de toutes les agricultrices.
Pour mettre en valeur le travail des agricultrices
Debout alors que le soleil n'est pas encore levé, les agriculteurs travaillent sans relâche. Pour eux, pas de congé férié et pas d'overtime payé. Le Syndicat des agricultrices de la Mauricie vise à faire reconnaître le travail des femmes dans ce monde de l'agriculture constitué majoritairement d'hommes.
Toute femme propriétaire, employée ou collaboratrice d'une entreprise agricole peut adhérer de façon volontaire au syndicat présidé par Claire Désaulniers. Il ne s'agit pas ici d'un mouvement féministe. Le Syndicat des agricultrices se veut être un complément aux autres syndicats en amenant une vision féminine aux enjeux liés à l'agriculture. La présidente du syndicat siège à la fédération de l'UPA de la Mauricie, et c'est autour de cette table qu'elle peut émettre son point de vue au nom de toutes les agricultrices. « On peut être égale avec les hommes dans les droits, mais on ne peut pas nier qu'on est différentes. On veut enrichir la qualité de l'ensemble du conseil », explique Claire Désaulniers.

L'enjeu principal cerné par le Syndicat des agricultrices est le congé de maternité. Comme être agricultrice demande d'être au travail 7 jours sur 7 et que les garderies sont situées pour la plupart du temps loin des fermes, les congés de maternité sont inexistants pour elles. Claire Désaulniers mentionne que les femmes doivent rester à la maison pendant que leur mari travaille en double pour compenser et que parfois, elles doivent même amener leur bébé à la ferme pour continuer leur travail. Un autre des enjeux débattus par le syndicat est d'inciter les femmes à obtenir leur partenariat dans l'entreprise. Dans bien des cas, les femmes travaillent pour la ferme sans avoir formellement de parts dans celle-ci.

À ces enjeux au cœur des préoccupations des agricultrices, s'ajoute la sécurité à la ferme. La Fédération des agricultrices du Québec à même conçue des pancartes pour sensibiliser les gens sur la ferme à tenir les portes fermées aux endroits où des enfants pourraient se blesser ou encore, pour que les visiteurs sur la ferme (vétérinaire, camionneur de lait, etc.) réduisent leur vitesse.

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