Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Hebdo Mékinac des Chenaux
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Khawaja servait de messager à al-Qaïda, soutient un témoin de la Couronne

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Khawaja servait de messager à al-Qaïda, soutient un témoin de la Couronne
Un agent de la GRC armés champs la zone au palais de justice d'Ottawa au cours d'une pause dans le procès de Momin Khawaja. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick
OTTAWA - Le témoin-vedette de la Couronne au procès de Momin Khawaja a soutenu mercredi que celui-ci agissait comme messager et livrait argent et matériel à al-Qaïda.
Selon Mohammed Babar, au cours d'une conversation, l'ex-informaticien aurait évoqué l'utilisation d'un modèle réduit d'avion pour transporter des explosifs. Il aurait aussi, dans un courriel soumis en preuve mercredi, suggéré d'envoyer un collègue en Israël pour une mission-suicide.
Babar affirme qu'au cours d'une visite au Pakistan en octobre 2003, Khawaja avait apporté avec lui de l'argent comptant, une trousse médicale et du matériel d'écriture invisible. L'argent - environ 1000 livres britanniques (2000 $ CAN) et un montant inconnu en dollars canadiens - a été remis, avec le reste de l'équipement, à un intermédiaire qui, à son tour, devait les remettre à un lieutenant d'al-Qaïda dans le nord du Pakistan, selon le témoin.
Les fonds et le matériel venaient d'Omar Khyam, l'un des cinq individus condamnés l'an dernier, en Grande-Bretagne, pour avoir comploté en vue de commettre des attentats à la bombe contre une boîte de nuit, un centre commercial et des réseaux d'électricité et de gaz naturel britanniques.
Khawaja subit actuellement son procès en Cour supérieure de l'Ontario sous sept accusations de terrorisme liées à ce même complot. Il a plaidé non coupable.
A son troisième jour de témoignage, Babar, ex-associé des conspirateurs britanniques devenu informateur de police, a également fait le récit d'une autre conversation avec Khawaja, sans pouvoir se rappeler où et quand elle a eu lieu, dans laquelle le résidant d'Ottawa mentionnait que les terrains n'étaient pas chers au Canada et que ses amis britanniques devraient envisager la possibilité d'acheter un terrain pour y installer un camp d'entraînement terroriste.
Les actions envisagées, tant le camp d'entraînement au Canada que l'envoi d'une connaissance en mission-suicide en Israël ou le recours à un modèle réduit d'avion, ne se sont jamais concrétisées. Mais le témoignage a permis à la Couronne d'étayer ses efforts pour dépeindre Khawaja comme un homme idéologiquement engagé envers le djihad, et en contact avec des extrémistes islamistes en Grande-Bretagne et au Pakistan.
D'autres courriels soumis en preuve mercredi par la Couronne visaient notamment à prouver que Khawaja avait permis à ses acolytes au Pakistan d'utiliser une maison que possédait sa famille à Rawalpindi.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net