Guy Damphousse.
La Chambre de commerce de Mékinac s’adresse au Conseil de presse du Québec
La Chambre de commerce de Mékinac juge que l’accès à l’information locale et régionale est difficile en Mauricie. Elle a donc profité de la tournée provinciale du Conseil de presse du Québec pour sensibiliser l’organisme à la question et déposer une liste de résolutions entérinées par les Chambres de commerce de la région, les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque, ainsi que plusieurs organismes à vocation économique concernant l’accès à l’information locale et régionale.
Selon Guy Damphousse, président de la Chambre, la Mauricie est traitée inéquitablement par Bell Express Vu et Star Choice. «Elle est l’une des dernières régions du Québec à ne pas avoir accès, par le biais de la retransmission satellite, à un contenu régional. Plusieurs milliers de personnes sont ainsi privées des informations régionales et des publicités payées par des annonceurs locaux», juge-t-il.
Depuis plusieurs années, le milieu tente d’obtenir l’accès à la télévision locale et régionale. Certaines démarches de sensibilisation ont été faites auprès du CRTC afin d’inclure la programmation locale et régionale de TVA (CHEM Télé 8), Radio-Canada (CKTM 13) et TQS (CFKM 16) à l’intérieur de la programmation générale devant être offerte aux clients de Star Choice et Bell Express Vu en Mauricie.
Selon la Chambre de commerce, une telle exclusion empêche l’accès à de l’information locale et régionale à de nombreux citoyens, et particulièrement ceux des MRC de Mékinac et des Chenaux, puisque les réseaux de télévision satellite sont, pour plusieurs d’entre eux, les seuls réseaux auxquels ils ont accès.
La Chambre estime par ailleurs que les entreprises commerciales et industrielles de ces deux MRC ne peuvent rejoindre leur clientèle locale par le biais de messages publicitaires télévisés, ce qui nuit considérablement à leurs efforts visant à favoriser l’achat local.
Monsieur Damphousse a mentionné au Conseil de presse qu’il faut «ardemment travailler à garder notre identité régionale, car elle est l’essence même du dynamisme et de la vitalité de nos milieux. Il est donc important de résoudre cette problématique puisque les impacts sont directement reliés au développement économique de la région.»