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Ferme Charrière et fils de Batiscan : L’art de cultiver des passions

Marie-Ève Veillette par Marie-Ève Veillette
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Article mis en ligne le 17 février 2008 à 12:10
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Ferme Charrière et fils de Batiscan : L’art de cultiver des passions
Jean Charrière et son stagiaire, Louis Bourgeois. Derrière eux, les trois employés de la ferme : Denis Normandin, Sylvain Boulanger et Jason Grenier.
Ferme Charrière et fils de Batiscan : L’art de cultiver des passions
Il y a quatre ans, Jean Charrière est devenu l’unique propriétaire de la Ferme Charrière et fils de Batiscan. Il l’a reprise de ses parents, qui l’ont fondée à leur arrivée en sol québécois.
Originaire de Suisse, la famille Charrière s’est lancée dans la production laitière en 1979. Près de 30 ans plus tard, la ferme qu’elle a mise sur pied compte 180 vaches et détient un quota de 170 kilos de lait.

Mais au-delà des chiffres et de la production, la Ferme Charrière et fils est un endroit où les ressources humaines comptent vraiment. «C’est grâce à la contribution de tout le monde si la ferme fonctionne bien», estime le propriétaire.

Jean Charrière emploie trois personnes à temps plein, en plus de recevoir à l’occasion des stagiaires, à qui il enseigne le métier. «J’aime bien leur présence. Ils amènent du sang neuf et peuvent donner un coup de main parfois très utile. De leur côté, ils ont la chance de mettre en application la théorie acquise à l’école et de se faire une idée concrète de ce qu’est le travail à la ferme. C’est bon pour tout le monde.»

Il y a un an que M. Charrière accueille des stagiaires. Ils lui sont référés par la Maison Familiale Rurale de la MRC de Maskinongé, dans le cadre d’un programme d’alternance études-travail.

«Je les accueille deux semaines par mois durant environ six mois. En fait, ils vont deux semaines à l’école, puis deux semaines ici. En tout, ils passent dix semaines dans ma ferme. Actuellement, j’ai d’ailleurs un stagiaire à mes côtés, et ça se passe très bien», explique M. Charrière.

Quelques autres fermes du territoire sont aussi associées à la Maison Familiale Rurale. Pour elles, tout comme pour M. Charrière, il s’agit d’un moyen efficace pour trouver des employés potentiels. «La main-d’œuvre n’est pas nécessairement facile à trouver en agriculture. Alors si nos stagiaires sont bons, ça peut être intéressant pour nous de les embaucher», estime M. Charrière.

En plus de ces travailleurs, Jean Charrière peut compter sur ses trois filles, âgées de 17, 18 et 20 ans, pour aider aux tâches. «Je ne sais pas si l’une d’elles voudra prendre la relève un jour. Qui sait, peut-être que Charrière et fils deviendra Charrière et filles!», conclut-il, sourire aux lèvres.

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