Simon Baril-Bronsard, originaire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, vient de joindre l’équipe nationale canadienne de handball. Photo courtoisie
Le handball dans la peau
Simon Baril-Bronsard, originaire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, pourrait réaliser son rêve le plus fou dans les prochaines années: joindre les rangs de la Ligue nationale de handball, en France.
Pour les athlètes pratiquant ce sport, cette Ligue constitue le plus haut échelon auquel ils peuvent accéder au niveau professionnel, un peu comme la LNH (ligue nationale de hockey) pour les hockeyeurs.
C’est que lors des qualifications visant à former l’équipe nationale canadienne, tenues en France du 1er au 8 juin dernier, Simon Baril-Bronsard a tellement bien performé qu’il s’est fait remarquer non seulement des entraîneurs canadiens, mais aussi de certaines équipes professionnelles de la Ligue nationale, qui l’ont approché pour lui signifier leur intérêt à le voir joindre leurs rangs…
«C’est très flatteur, car seule la crème des joueurs peut y accéder», lance l’athlète de 21 ans, qui rêve de vivre exclusivement de son sport un jour. Intégrer la ligue nationale le lui permettrait, puisque les salaires, dit-il, sont semblables à ceux des joueurs de la LNH.
Mais avant toute chose, Simon devra continuer à prouver qu’il a la trempe des meilleurs. Déjà, il fait partie des quatorze meilleurs joueurs de handball du Canada à titre de membre régulier de l’équipe nationale, un poste qu’il s’est taillé lors des toutes dernières qualifications.
D’ailleurs, du 24 au 28 juin, son équipe participera aux Jeux panaméricains, au Brésil. Elle tentera alors de se qualifier pour le Championnat du monde. Malheureusement, Simon sera absent puisqu’il a subi une commotion cérébrale à la fin du camp d’entraînement de l’équipe nationale. «Mes médecins refusent que j’y participe. Ce serait trop dangereux. Par contre, je serai du prochain tournoi», estime Simon.
Des efforts récompensés
Son cheminement impressionnant, Simon Baril-Bronsard le doit à une passion qui s’est développée depuis la cinquième année du primaire.
«Ça fait 12 ans que je pratique ce sport. J’ai toujours voulu m’améliorer. Lorsque je voyais des démonstrations de l’équipe nationale, je me disais qu’un jour, j’en ferais partie. Je suis resté accroché à cette idée. J’ai gravi les échelons un à un, et m’y voilà rendu», raconte-t-il.
Au fil des ans, le jeune athlète, qui gagne présentement sa vie en travaillant sur une ferme à Saint-Prosper, a multiplié les heures d’entraînement, puis joint le club de handball Chaudière-Appalaches, à Québec. Sa progression s’est poursuivie, et sa passion a continué de grandir.
«J’adore ce sport pour l’adrénaline qu’il procure. C’est très exigeant physiquement, tant au niveau du cardio qu’en raison des contacts avec l’adversaire.»
Aujourd’hui, il fait partie de l’élite canadienne. Peut-être un jour se joindra-t-il à l’élite mondiale…